M. Cent Images

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Le vent s’engouffre dans les frondaisons,
il est piquant à cette saisons,
mes mains sont gelées,
avec ces gants tout déchirés.

 

Je m’approche d’l'avenue principale,
la 101 ème, l’avenue fatale,
pour notre gang, pour notre clan,
celui du  » pays-du-soleil-levant. « 

 

J’avance à petits pas,
 » méfiance là où tu vas ! « 
Ce satané vent sur mon visage,
j’ai l’impression qu’on m’dévisage.

 

Plus de bruit à cette heure,
la nuit ne laisse place plus qu’aux voleurs,
même les oiseaux ont émigrés,
ayant tous fuient c’macabre quartier.

 

L’air, lui-même semble hostile,
des instants, purement puérils.
Un tas d’questions me viennent en tête,
j’essaie d’les chasser, questions trop bêtes.

 

Je suis comme un soldat solitaire,
qui livre une pauvre bataille, quelle misère !
Soudain je l’entends qui arrive,
il est là, sur l’autre rive.

 

J’attends un peu sans me montrer,
j’aperçois un chat qui n’fait qu’passer,
subrepticement mais sûrement,
occupé par son passe-temps…

 

Le voilà, tout près de moi,
je tâte mon deagle du bout des doigts,
ça me donne encore plus de frisson,
me viennent encore plus de questions.

 

J’l'entends parler à un commis,
d’une balle, je le tuerai, j’me l’suis promis,
faut pas qu’j'le loupe,
pas d’entourloupe.

 

Je vais leur montrer d’quoi j’suis capable,
à ma tribu, mon clan, bande d’incapable.
J’l'aurai ce chef, aux mille visages,
toi qu’on appelle,  » M. cent images « .

 

Une dernière vérification, pour être sûr,
que la balle va partir, faut qu’j'me rassure.
Ils s’approchent, lui et deux de ses gardes du corps,
deux de trop, ça se jouera au corps à corps.

 

Je suis trop avancer, je n’peux plus reculer,
c’est une aubaine, ils sont à pied.
Soudain, je sens c’battement qui s’accélère,
ma main qui tremble, mon genou à terre.

 

Plus que deux p’tites secondes,
et le destin d’notre  » monde « ,
va se trouver changer,
et nous avantager.

 

Nous seront les rois d’la ville,
juste en tuant cet être vil.
Je tire, bang ! Par réflex,
quel con, j’lai abattu ? J’suis perplexe.

 

Non, c’est cet autre trou du cul,
bon, au moins, il m’aura pas vu,
il s’étale devant moi agonisant,
Tu fais moins le malin maintenant ?

 

Le plus dur reste à faire,
encore un guignol et mon affaire,
un straff et je le vois,
il commence à s’enfuir, partir là bas.

 

Ah c’est comme ça !
Tu n’y arriveras pas,
il faut que j’l'empêche d’rejoindre sa voiture,
stationné face à la devanture,
d’la boutique à Fredo,
alors rigolo !

 

Un straff, je le vois d’dos,
lui, et l’autre zigoto,
plus que six balles dans mon chargeur,
au pire j’recharge d’ta l’heure,
m’enfou, je tire, l’autre blanc-bec répond,
il m’a touché, en plein dans le front.

 

Une larme de sang courre sur ma joue,
tant pis, j’laurais au prochain coup,
les mois d’entraînement vont m’être utile,
pas d’temps à perdre, avec c’vigile.

 

Je straff à nouveau en enchaînant une roulade,
avec le style, la souplesse, d’la rigolade !
Je le vois presque à son carrosse,
je vise, je tire, je touche, en plein dans l’boss.
L’autre répond et je suis obligé de me couvrir,
la portière, ce con, arrive quand même à l’ouvrir.

 

Il le fou dedans,
oui mais, qui va aller, jusqu’au volant ?
Ca me laisse une chance,
la dernière à l’évidence.

 

Je dégomme comme un malade,
avant qu’il fasse le tour, putain le bad.
1,2,3, la troisième fait mouche,
dans la jambe gauche a moins qu’je louche,
vu son crie ça doit faire mal,
laisse place à un rale guttural.

 

Je sors mon chargeur d’ma poche,
doucement, vers lui, je m’approche.
Il faut que je m’dépèche avant d’alerter les autres,
j’lui colle vite fait deux balles dans la tête, mais il ya l’autre.

 

La cerise sur le gâteau,
servi sur un plateau,
j’ouvre la porte, il est là, à m’regarder,
avec ses yeux d’biche, pauvre enfoiré !

 

Je suis sûr qu’il ne se souvient même pas,
de ce qu’il a fait au miens, s’putain malfrat.
Il me supplie à présent,
me propose de l’argent.

 

_ Combien ça représente ma famille d’après toi ?
ta vie n’en vaut pas le 10ème selon moi.
Je pointe mon arme, je ferme les yeux,
et je tire mon chargeur,
comme ça pas d’erreur.

 

Puis, je m’en vais, lentement,
en prenant le soin de tout cramer, évidemment,
la voiture et la merde dedans,
ma vie, notres vies ne sera plus pareille, à présent.

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