Mon témoignage [ Partie 03 ]

J’ai longtemps cru, que je devais parler, comment savoir que ce n’est pas normal pour certain. Je me suis donc forcé dans les expressions et dans les mots. Mais tout ça m’est retombé dessus. Aujourd’hui encore, je dois parler, faire un minimum de choses complaisante pour qu’on me perçoive un minimum sympathique car, même si cela ne m’ennuie pas plus que ça de voir quelqu’un de ma vie disparaître, je reste, je pense, pas bien méchant.
Souvent, quand j’ai trop parlé ce qui veut dire que j’ai juste parlé, même quelques mots je le regrette après, je me dis que j’ai été bête d’avoir agis ainsi, je culpabilise, je me sens mal car je suis si heureux quand je ne parle pas bien souvent. Mais parfois, je n’ai pas le choix, comme là, c’est en moi depuis longtemps, je dois avoir des réponses, je dois le dire, je dois, je dois, je dois…


J’ai longtemps rêvé d’être muet, mais si c’était le cas, je ne pourrais pas me fredonner des airs ou des mélodies à longueur de journée, ce qui me permet de rêver encore plus. Par contre, ce qui est embêtant, pour les autres, c’est pour capter mon attention. Si je chantonne, c’est quasi impossible, si je suis concentré sur quelque chose, pareil, il faut que je le finisse avant ou quand on me parle et qu’il y a du bruit ou la télévision à proximité, ça me déconcentre, car mes oreilles essaient d’écouter le bruit extérieur et donc, je ne fais rien de bien. Je ne sais pas quelle ondes je dois capter.

J’ai le plus grand mal à faire deux choses à la fois, je n’y arrive pas d’ailleurs, sans faire de connerie.

Je suis obnubilé par les détails, parfois, je ne vois même pas la globalité. Il m’est arrivé de ne pas voir que la tapisserie d’une pièce ( dans un lieu ou je vais souvent ) a changé, mais de voir que quelque chose a été déplacée.
Pour ça, je peux être embêtant, vu que je mets toujours les choses à une certaine place et d’une certaine façon, je le vois tout de suite.
Quand mon frère emprunte mon dentifrice, je le vois, quand il prend ma voiture, même s’il la range à la même place, je le vois, quand c’est moi qui prend la sienne par contre, il ne le voit pas toujours.
Quand il s’est servi de mon pc, je le vois. Quand il a touché à mon téléphone, a pris une cigarette dans mon paquet, a touché à mon livre ou a pris et reposé un livre de la bibliothèque etc, je le vois.
Vu que j’agis par rituels, je fais toujours tout ( ou presque ) de la même façon, ce qui peut avoir ses avantages parfois.

Sinon, il m’arrivait, comme tous les enfants je crois, de contempler des fourmis, des gendarmes aussi ( vous connaissez ? ), des araignées etc. Aujourd’hui, je prends parfois le temps de le faire, pour les araignées et quand je me balade, d’autres petits insectes, mais c’est rare, car je ne sors pas beaucoup.
Alors, je le fais grâce à la télévision, une certaine chaîne qui est capable de parler d’un petit animal pendant un bons nombres d’épisodes…
Fascinant !
Je passe, à présent, quand je sors, donc quand je travaille, soit à être dans mes pensées ou regarder les gens, des détails sur eux, leurs chaussures, l’endroit d’où vient le sac qu’ils transportent, leur coupe de cheveux, leur démarche, ce qu’ils se disent, leur comportement etc.

[ Si je ne fais pas ça, je pense à mes réflexions personnelles, – je peux me transporter dans ma tête très facilement – ou sinon je m’amuse à compter, compter les fenêtres d’un bâtiment comme les fenêtres du bâtiment à gauche du parlement de Bretagne qui possède 70 fenêtres, dont 6 blocs de cheminées.
Ces fenêtres sont par rangées de 19 fenêtres sauf au rez de chaussé qui en possède que 13 dans sa rangée, car les 6 autres représente la devanture d’une banque je crois, je ne voyais pas bien de là où j’étais. En tout cas, c’était écrit de lettre verte sur fond blanc…
Le parlement possède 4 anges, de chaque extrémité du bâtiment, en tout cas, de là où j’étais je ne voyais que la façade. Il possède 2 rangées de fenêtres, 7 en haut au milieu avec 2 de chaque côtés donc 11 dans cette rangées et 10 pour la rangée du bas, car il y a la porte. Sinon, il y a aussi un cadran solaire au milieu des rangées, enfin, au dessus de celle du haut.

Un monsieur est passé devant moi, et il m’a sourit sans que je sache pourquoi, son sourire était bizarre, je ne l’ai pas bien saisi, il est revenu environ 6 minutes plus tard avec un sandwich avec un emballage blanc, c’est tout ce que je voyais et il mordait dedans, juste devant moi.
Une peugeot 607 est passé 4 fois devant moi, elle était bleu ciel avec un morceau de paille à l’arrière gauche qui dépassait de la portière. La femme passagère, la seule que je voyais portait un manteau noir et était blonde, d’une 50ène d’année je dirais, bien que je n’y ai pas vraiment fait attention.
Ensuite des personnels sont sortis d’un magasin, ils étaient huit, 1 homme et 7 femmes ( que je ne décrirais pas par soucis de concision ), ils disaient qu’ils faisaient pas très chaud, et un homme expliquait à trois  » demoiselles  » que ce qui était devant le parlement, contrairement à ce que disait la plus jeune de  » demoiselles  » n’était pas destiné à un feux, malgré son apparence tassé, que ça représentait une vague. Une d’elles a dit, ce que une autre des trois a répété : c’est un tsunami. Je me suis dit, plutôt une vague célérate selon moi car un tsunami, ne possède pas sa force dans la hauteur des vagues, qui ne sont pas très impressionnantes pour cette raison, mais dans sa force destructrice, etc etc. ]

Même dix minutes de ce que j’ai vu serait malheureusement trop long à écrire… C’était pour vous montrer ce qui se passe dans ma tête bien souvent, et pourquoi je parraît donc, ailleurs.

En cours, j’ai toujours été assez mauvais, surtout à partir de 7 ans, quand j’ai commencé à vouloir ressembler aux autres. Avais-je présenti quelque chose que je ne saurais expliquer ?
Je n’ai pas eu de forte relation avec les chiffres, même si j’aime bien, je préfère les mots et les réflexions logiques, donc un peu mathématique, mais sans les chiffrer.
Je sais que plus jeune, j’aimais bien compter, d’ailleurs en classe j’étais fier de ma rapidité car c’était le seul domaine ou je surpassais tous les autres élèves.
Mais c’est parti tout seul, presque du jour au lendemain, est-ce que c’était parce que je savais que ma différence allait s’accentuer si je continuais ? Je ne saurais trop le dire.

J’ai donc eu de sales notes durant toute ma période scolaire, j’en étais assez fier, ça me rendait plus accessible je trouve.
Etrangement, j’ai eu quelques fois des cas, où je devais et je voulais enlever ce qui me retenait d’en avoir, même si dans ma tête la démarche n’était pas aussi claire.
Il y a la fois où, à cause d’un défi lancé par l’un des meilleurs de ma classe de 5 ème à moi, son pire cancre je crois, de faire la meilleure moyenne trimestrielle.
Cette chose a été faite, je suis donc passé de 10 / 11 de moyenne, à 15.65 en trois mois. Mes meilleures notes étaient en maths, plus que le dessin, la musique je crois, mais moins que le sport ( 19 / 20 au moins. ) J’étais passé de dernier ou avant dernier à 3 ème de la classe devant le parieur qui était 5 ème.
Il y a eu aussi lors d’un apprentissage ( dans un quelconque métier… ), j’avais tout retenu, et lors des exercices, j’avais 10 / 10. Ca m’a étonné sur le coup, mais je ne me suis pas posé plus de question que ça.
Le dernier point où, j’ai pu tester mes vraies capacités, sans retenues a été lors d’un apprentissage d’un mois ( pour un diplôme ) qui me sert pour mon métier actuel.
Donc j’écoutais attentivement, je n’étais pas trop perturbé par les autres, ça allait. A la fin, je connaissais quasiment la totalité du livre par cœur ( celui qui appuyait nos cours ) et certains venaient me demander des explications sur ci ou ça, surtout ceux qui avaient été longtemps absents.
J’ai eu un très bonne note, mais pas assez suffisante, j’ai stressé comme jamais, c’était mon premier examen sérieux.

Tout ceci m’a montré que, finalement, je pouvais, mais je ne le faisais pas. Restait plus qu’à trouver pourquoi.

Mes relations aujourd’hui sont très étrange, ne me forçant plus vraiment. Il m’est arrivé de dire, à une probable future conquête, que si je devais choisir entre elle et mes ( ou les ) livres, mon choix serait déjà établi d’avance…

Je ne retiens pas forcément grand chose des autres, comme si l’information restait une information. Je fais attention de lire attentivement pourtant, c’est une sorte de respect envers l’autre, mais je ne retiens pas forcément.
Les dates, je ne les retiens pas, ni les numéros, ni rien. A vrai dire, pour moi ce n’est pas du tout concret, car ça ne me sert à rien. En revanche, si ça me sert, je vais les retenir, si j’en fais un minimum l’effort, cet effort correspond à me dire, tu dois le retenir, car c’est important. D’ailleurs, je ne connais même pas ma plaque d’immatriculation, je n’en vois pas l’intérêt et c’est peut-être, parce que ces chiffres, ne sont pas forcément bien assorti, j’en sais trop rien.
Une personne du forum m’a donné une date, de je ne me souviens plus très bien quoi ( 1883 ) et je ne pouvais pas, ne pas la retenir, car elle est belle. Le 1 et le 3 sont séparés et forme un 4 en plus dans un ordre croissant : 1 + ( 88 = 2 ) + 3 = 4. Le 4 que j’adore et le 44, je le préfère car c’est mon nombre et c’est moi qu’il représente.
Il y a des chiffres qui sont beaux, bien entendu, et d’autres qui le sont moins. C’est surtout les associations que j’aime, mais je n’arrive pas encore à l’expliquer. 689 est beau et 33 aussi ( nombre fétiche de mon frère. ) Pour les mots, c’est pareil, ils sont différents et peuvent être agréable ou pas. Miel est très beau et hirsute ne l’est pas. Doux est agréable mais octave l’est moins…

Mes relations c’est un peu aussi synonyme d’une belle harmonie ou pas. Bien entendu, je ne vais rarement plus loin que les mots, et même ceux-ci peuvent être restreint. Je ne vais pas demander à la personne si elle va bien, ni rien, supposant qu’elle va bien. Je n’arrive pas à faire ces choses là. Je peux apprécier quelqu’un sans que celui-ci le sache.
Je parraîs souvent distant avec les autres, désintéressé, mais ce n’est pas forcément toujours le cas, c’est parfois juste que je m’y intéresse autrement. Je n’ai pas le besoin de le montrer, je le pense et c’est déjà bien.
Souvent, on me dit que je montre mal ou peu la force de mes pensées envers quelqu’un, parfois j’y arrive, c’est rare, mais la plupart du temps, je n’y arrive pas, d’ailleurs, je ne me force plus. J’espère juste, que les gens, comprennent mes petites attentions envers eux. Parfois, je les traduis par un mot, une phrases, une demande, ou un sourire ( imité souvent ), car ce sourire, est souvent dans ma tête, quand il y ait…
Vu que j’extériorise par énormément, les gens ignorent ce que je pense, et s’imaginent parfois autre chose, ce qui est perturbant.
Heureusement, encore une fois, ça va un peu mieux, mais ça reste très dur.

Les gens que j’ignore, peut-être, croient-ils que je ne les aime pas du tout, ça peut être vrai car je ne peux pas aimer ce que je ne connais pas. Dès qu’ils me parlent, parfois, je suis ( je pense ) ouvert, car je sens que l’harmonie est présente. Sans doute qu’il fallait attendre un peu. Parfois, je parle à des gens, j’ai du respect pour eux, mais cette harmonie n’est pas présente, alors je me contente de leur répondre simplement. Ca viendra peut-être un jour. Parfois aussi, cette harmonie est momentanée, et s’en va toute seule, après avoir abordé un sujet où nos pensées étaient communes et en avoir fait le tour.

Dans la continuité du pourquoi les gens me gênent, – ce qui serait très long a expliquer – il y a une de leur période que je déteste : l’adolescence et la pré-adolescence et qui fut, aussi pour moi à l’école, la période que je partageais avec eux.

C’est pour beaucoup une période d’affirmation. Cette affirmation est visible moralement et gestuellement. En fait, bien avant l’adolescence, la mienne et celle de ces élèves, j’étais déjà gêné. Une impression que ma bulle pouvait être menacée, ça se voyait car dès qu’un ami ou quelqu’un d’autre levait le bras, je clignais des yeux et me protégeait. Certain disait que je devais être un enfant battu, alors que non, pas plus que ça, mon père m’a d’ailleurs jamais frappé, je crois, et ma mère a levé la main sur moi très rarement. J’ai toujours plus ou moins ce réflex.
Dans la cour, j’étais mauvais gardien, à cause de cette peur, et je le suis toujours. On m’intimide facilement, en imitant un tire fort.
Plus tard, ne jouant plus car je me découvrais de plus en plus en m’enfermant, j’avais peur du ballon, je devais me concentrer pour l’avoir toujours en vu de mon coin, ou sinon me mettre à l’écart encore plus, là, où il ne pouvait pas m’atteindre.
Les autres d’ailleurs pouvaient m’agresser différemment, en allant me voir pour me raquetter un morceau de pain au chocolat ou au raisin. Du coup, ma mère achetait des pains en grande surface, moins bons que ceux de l’école, tout frais et importé de la boulangerie, mais au moins j’avais la paix. C’est surtout que pour avoir cette paix, je m’enfermais dans les toilettes de l’école pour le manger.
Arrivé en pleine adolescence, l’affirmation des autres, quelle qu’elle soit, me gênait, je craignais leurs gestes débridés et leurs paroles violentes, avec un ton trop aigu pour les filles, que je ne côtoyais jamais d’ailleurs et trop fort pour les garçons.
Même certain professeur me gênait, la classe raisonnait et il parlait de façon basse, puis forte ce qui me faisait presque paniqué intérieurement, j’en faisais des bons.

Plus tard, j’ai été humilié à cause de ma différence, là, je ne craignais non pas seulement les coups, mais aussi les paroles, qui étaient devenues bien pire…

Je sais aussi, que certains avaient pour mauvaise habitude de cracher, de le faire dans les escalier, vers le bas, en espérant toucher quelqu’un, ce qui, quand je passais en bas me dérangeait particulièrement, je devais esquiver l’imaginaire crachat.

Un adolescent et / ou un pré-adolescent est très brusque, il se bouscule et l’autre nous bouscule ensuite. Personnellement, j’étais loin du calme que je pouvais parfois retrouver chez moi, parfois, mais rarement.

Les disputes, il y en avait, chez moi, et ailleurs. Mon père parlait très fort et ma mère aussi, je ne sais pas trop ce que ça me faisait, mais j’étais très mal. Je me souviens que quand ils se disputaient, dans ma chambre, je me mettais les mains sur les oreilles, assis, et je me balançais d’avant en arrière, parfois en chantonnant. J’adorais faire ça, mais quelque part je détestais aussi, car si je devais le faire, c’est que la situation était devenue insupportable.

J’avais une famille très bruyante, mais, quelque part, je crois que ça m’a aidé à supporter bien des choses plus tard. Mais aujourd’hui, mon envie de silence, mon besoin, est devenue que plus grand. A cause de ça ? Je ne sais pas.

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