Mon témoignage [ Partie 06 ]

Le hasard a voulu, qu’hier, j’écrive un texte qui caractérise bien ma façon de pensée, pas tout le temps, mais bien souvent. En fait, je ne dis pas tout le temps car quand j’écris, quand je lis, je n’adopte pas la  » monopensée  » bien sûr, mais elle se limite.

Voici ce texte :


Je suis assis sur mon fauteuil, ma foi bien confortable.
Je regarde une vidéo de Rihanna sur youtube, avec moins de plaisir que de soupçon, ce qui n’est pas courant dans ce genre de situation.
C’est une vidéo qui provient de l’émission de la star académie, elle fait donc l’objet de quelques questions…

Je la regarde en fumant une cigarette…
je suis intrigué par tout ceci,
tout ce qui se passe devant mes yeux et mes sens,
pourquoi vont-ils tous dans ce sens ?
pourquoi cela, pourquoi ceci ?

La musique est plutôt bonne,
la chanteuse chante plutôt bien,
tiens, on aperçoit quelques célébrités : Calogero, Céline Dion et j’en passe,
ils chantonnent, ils sont en mouvement, le rythme est entraînant, il faut croire, ou est-ce tout autre chose ?

Ma question ne trouvera pas de réponse aujourd’hui,
à vrai dire j’y pense pas, peut-être cette nuit,
dans mes rêves ou dans mon inconscient.

Je continue de visualiser ce petit plaisir,
l’élève chante lui aussi, elle n’aura pas l’honneur, d’aguicher l’envie en moi de la découvrir, ô non !
Je crois qu’elle me fait sans doute peur,
l’envie ou elle ?
Je crois aussi que je m’en moque, je ne l’ai pas vraiment remarqué.

Seule ma posture de travers, la cigarette parfaitement positionnée entre mon majeure et mon index compte : la bonne distance, afin que mes lèvres n’aillent pas exagérément s’appuyer sur la partie interne des doigts qui sont à la merci du moindre touché.
Ma main, est à bonne hauteur, une hauteur bien confortable et convenable, stable mais pas trop appuyée,
de même, quand la cendre consumée pourrait choir maladroitement, je lui redonne une destiné digne, qui est la destiné du cendrier.
Un tapotement sûr, pas trop brutal, un coup de mon index, net et précis, et celle-ci se dépose délicatement, là, ou et quand il le fallait.

Mes doigts sont levés, assez crispament, certes, mais ils ne frôlent pas l’interdit, ils ne touchent pas de pêchés, ils sont humbles, pas prétentieux, ils sont ce qu’ils doivent être, durant un instant, même après cette occupation des plus noble, quand l’objet de leur convoitise a été agoniser lentement dans ce cercueil bleu et blanc.

Etant une barque, peut-être que ces cendres et ce corps fumant s’en ira, on ne sait où, dans un paradis imaginaire ou réel, je l’ignore à vrai dire et je ne me pose plus la question, car soudain, je me rend compte que quelque chose s’est produit dans ma tête, un peu comme d’habitude mais ce n’est pas vraiment comme d’habitude non. Cette fois-ci, la vidéo étant finie, je me dépêche de trouver une toile convenable, afin de peindre au plus vite, la forme, la force et les couleurs de ma pensée, ou mes pensées soudaines, abstraites, sans doute, ou éphémères, comme la fumée évanescente de ce corps qui est surtout mort dans l’oublie.

Le vie reviendra, car ce corps laissera place à un autre et ainsi de suite.
Ce texte, finalement, vient peut-être d’un rêve, d’une pensée où tout simplement, d’un instant magique, une sorte de fuite.

Quand j’étais à ce moment, je ne sais pas pourquoi, comme je l’explique dans le texte, j’ai eu envie d’écrire ce que je pensais sur le moment, ce que je crois n’avoir jamais fait de cette façon-là.

J’imagine que l’on ne se rend pas compte que je pense ainsi, et encore, parfois c’est un peu plus complexe car c’est plus vaste ou juste parce que les pensées que j’ai, moins vastes, sont plus approfondies. Je ne sais pas si tout le monde pense comme ça en permanence, en vérité, les autres sont un grand mystère pour moi, plus grand que mon propre mystère d’ailleurs, c’est pour ça, sans doute, que j’ai dû mal avec eux.
Comment puis-je savoir si ce que je suis ou surtout ce que je pense correspond à ce que pense les autres ? Je suis en ce moment, vu que j’écris ce texte, en train d’essayer de le comprendre. C’est pour ça, que les commentaires sur ce que j’écris me sont utiles et aussi votre façon de penser à vous, les similitudes et les divergences.

C’est sûr qu’avec tout ça dans la tête, je suis forcément facilement dans les nuages, je peux avoir des choses à dire aussi, mais surtout, j’ai du mal à écouter et suivre les autres, à être attentionné ou avoir de la mémoire.

J’ai toujours aimé demander aux autres, ce qu’ils pensaient de moi, comment ils me percevaient, comment je suis, comment je fais etc, et comment ils m’avaient perçu la première fois qu’ils m’ont vu, après avoir échangé quelques mots, à présent etc. C’est l’une des seules façons, pour moi, d’arriver à me canaliser, à me stabiliser dans une ligne droite imaginaire, qui correspond au comportement qu’il faut adopter ou pas, vis-à-vis des autres.

Il est vrai qu’à présent je me force moins, comme je l’ai dit, j’essaie de me repositionner dans ma propre ligne droite, ma nature, sans perdre de vue la ligne droite imposé, afin de ne pas me marginaliser de trop, ne pas subir les courroux et les  » sentences  » de la sociétés.

Aujourd’hui, étant pas trop dans l’optique d’être naturel, – il faut croire que je le fais à présent de plus en plus de façon automatique, ce qui est plutôt une bonne chose – j’ai été chez mon coiffeur habituel, et j’ai pour une fois, été presque moi-même à 100%.

Les coiffeurs sont bien connus pour engager des discussions des plus banales et affreusement récurrentes, c’est un lieu réputé pour cela…
Mais quand j’y vais, – le coiffeur est au courant depuis le temps – je ne discute pas beaucoup. Je faisais des efforts, j’ai même parfois engagés des discussions inintéressantes ou pour, subrepticement, donner des excuses à mon comportement : mon agoraphobie, ma phobie sociale, mon travail aussi etc, comme ça, ça lui donne toujours quelque chose à me dire, en cas de gêne ou pour tout autre raison…
Souvent même, j’imitais des sourires, même dans des situations qui ne me faisait pas du tout sourire : quand il blague sur les femmes par exemple ou qu’il me dit, en voyant une femme,  » jolie « , passer : << Elle est mignonne n'est-ce pas ? >> Je suis censé faire quoi et dire quoi à ce moment là ? Au secours !

Mais aujourd’hui, j’avais déjà commencé à changer dans ma tête, pas à 100% bien sûr, mais déjà ça se voyait dans mon comportement. En essayant de trouver un moyen de détourner mon attention, ce qui n’est pas facile dans cet endroit, bizarrement car d’habitude j’y arrive sans souci, – par respect sans doute – , j’ai donc découvert un bon moyen, et j’ai aussi découvert que ce moyen, je l’aimais bien, car je faisais ça avant et rarement depuis un moment, – je ne m’en souvenais plus en fait – : c’est compter.

Il a changé sa devanture, il a mis des gros points sur la porte, des ronds plus exactement, de la même taille sauf un, qui est beaucoup plus gros. J’essayais donc de les compter, mais parfois, il essayait de capter mon attention, ou je me déconcentrais, ou je me disais qu’il fallait que je lâche cette porte vitrée, parce que sinon, on allait me trouver vraiment bizarre.

Un moment donné, une fille passe, et comme à son habitude, il fait un commentaire sur elle, car il l’a trouvait mignonne, comme beaucoup de fille ; je crois que ses critères de sélections sont assez modestes…
Moi, à ce moment-là, j’ai eu le malheur de regarder de nouveau vers la porte, juste au seul endroit de vitre que je percevais d’où j’étais, juste au moment où la fille passait et donc, il a eu un geste et une attitude qui m’a hautement déplu et humilié : il a tourné ma tête légèrement, comme les coiffeurs le font en me disant : << hey oh ! >> l’air de dire qu’est-ce que tu regardes ? alors que moi, la fille, je m’en moquais totalement comme à mon habitude en fait ; je regardais la vitre et surtout, les points à compter…

Finalement, je me souviens bien de la porte, mais je n’ai pas pu tout mémoriser, je n’ai même pas pu compter tous les ronds qui étaient sur la porte, ce que je trouve dommage ; ça m’a un peu frustré en fait.
Malgré mes efforts, pendant ces 15 minutes, a essayé de redescendre de mon nuage de temps en temps, et de montrer par mes regards que j’étais bien sur terre, il a remarqué quelque chose.

A la fin, il me demande si ça va bien ( en supposant que ça ne va pas… ) et je lui dis que oui, avec un commencement de boule à la gorge, – pourtant j’allais bien – et il me demande si le travail ça va bien, parce qu’il me trouve soucieux aujourd’hui. J’arrive à gérer malgré tout, et je lui dis que non, ça va bien, en forçant sur le sourire qui voulait tomber, et en forçant sur le ton, partant du grave au aigu, pas trop non plus, en essayant de parraître naturel, ce que je commence à bien maîtriser je trouve.
Il réfléchie 1 à 2 secondes, pas plus, et il passe derrière le comptoir.

Il faut croire que ça m’a troublé, car j’avais oublié mes lunettes. Je suis retourné les chercher une à deux minutes ( environ ) après.

Il leur faudra à tous du temps pour comprendre, peut-être que ce texte pourra me servir pour ça aussi, à défaut d’en avoir fait un livre, qui n’aurait peut-être pas été beaucoup lu, vu le nombre de personnes venant me répondre ici ( sur ce forum ). C’est mieux ainsi.

Finalement, j’ai quand même eu confirmation de mes soupçons : même si comme ça je suis plus heureux, ça ne se verra pas et on me trouvera toujours, bizarre ou je ne sais quoi.
J’aurais bien voulu me voir chez le coiffeur aujourd’hui, pour voir ce que les autres voient. Est-ce que j’avais l’air triste, heureux, perdu, bizarre ou fou peut-être ?

Quoi qu’il en soit, au fond de moi, puisque ça ne se voyait pas, j’étais super heureux, comme si j’étais en paix, j’étais presque en parfaite harmonie avec moi-même. Un grand moment je trouve. J’espère continuer sur cette voie, même si ça peut ne pas plaire ou autre…

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