Mon témoignage [ Partie 11 ]

Une connaissance, qui croit que je suis ce que je ne pourrais dire ici, pour l’instant, avant un diagnostique, m’a montré un film sur les gens qui sont comme lui et censé être comme moi.
( … ) Que dire, que penser, que faire après avoir visionné ce film ? qui est magnifique au passage, enfin, pour moi.

Je vais tout de même essayé de dire quelque chose, de vous décrire certaines choses que ce film m’a rappelé, les concordance aussi, etc.

En tout cas, les supports vidéo, de texte, de livre sur ce sujet sont tellement rares qu’ils sont quasiment inexistant dans ma mémoire, et pour cause, j’ai fait exrpès de ne pas aller vers eux, afin de ne pas être influencé, de me voir plus clairement, mais parfois, j’ai quand même besoin de lire un petit texte, ou de regarder un film là dessus ( le premier ) afin de pouvoir continuer à écrire, sinon, je serais en manque d’inspiration enfin, plus exactement, en manque de dissociation, à savoir ce que je dois dire, ce qui est différent, ou pas.


C’est très vaste car je suis foncièrement différent. L’autre jour, j’étais devant le parlement, comme la dernière fois, cet endroit était d’ailleurs très illuminé et même les bâtiments à côté avec leur 20 projetteurs chacun, et il se passait plein de choses dans ma tête, comme bien souvent, une sorte de tourni, avec des ralentis, des choses qui m’agoissent etc, tellement le flux de données était intense, toutes ces paroles, tous ces mouvements, ces rires, ces regards, ces odeurs, ces bruits, ces chiffres aussi… sans compter toutes ces pensées dans ma tête, ces réflexions qui interviennent puis doivent disparaître pour laisser place à une autre et encore une et ainsi de suite.
J’aurais voulu raconter tout ça, d’ailleurs, au moment où je le vivais, je crois que j’aurais sans doute réussi, à peu près à le raconter, dû moins, surtout si on avait pu capter ma pensée en générale, je crois que ça aurait été très clair, mais bizarre égallement.

J’ai d’ailleurs essayé de le raconter à mon ( amoureuse ? ) mais c’était pas du tout clair, je n’arrivais pas à le dire de la même façon que je l’avais pensée sur cette place, à vrai dire c’était nul, elle n’a sans doute rien compris, et je comprends ça, enfin, il le faut en tout cas.

Souvent, les gens arrivent à dire ce qu’ils pensent en quelques mots : c’est magnifique, tiste, formidable, mais je trouve que ces mots sont uniques, dans le sens qu’ils éprouvent des sensations faibles dans leurs nombres, et ce n’est pas un problème pour elles, car ces mots suffisent, il faut croire, tandis que pour moi, aucun mot n’existe pouvant décrire tout ce que je ressens, en un instant, seules des réflexions me le permettent, donc avec un texte, des analyses, exemples, etc etc, car sinon, je sais que la personne ne comprend pas ce que j’ai voulu dire, le problème, c’est que plus j’essaie de lui faire comprendre et moins elle comprend car tout ça ne lui parle pas du tout, ça ne parle qu’à moi ou, j’ose espérer à un ensemble de personne me ressemblant. Pourtant, je trouve cela déjà très bien de pouvoir dire ces choses, dire ce qu’il se passe dans ma tête, pourtant, parfois, je me dis que je ferais mieux de me taire, car, il est évident que je suis le seul que ça intéresse.

J’aurais tendance à choisir la facilité, à me dire que si vous voulez savoir ce que je suis, ce que je pense, il faudrait que vous regardiez ce film ( Mozart and the Whale ) et comme ça, vous pourriez à peu près comprendre ce que je suis, même si je ne suis pas le personnage principal, bien que je lui ressemble extraordinnairement, mais avec des côtés plus renfermé quand même.

Avec tout ce que je vous ai déjà dit dans les pages précédentes, je crois que vous arrivez déjà, surtout si vous avez vu le film, à faire le lien entre mes ressemblances ou pas. Ce qui est étrange, c’est que quand je le vois, je me vois, pourtant, je ne suis pas comme ça dans la vraie vie, du moins, pas tant que ça, alors, pourquoi dis-je cela si c’est le cas ?

C’est une question que j’ai forcément dû me poser à moi également, bien que je crois que la réponse était déjà là avant la question que la conscience ne se soit posée. Et bien, comme vous le savez, c’est l’imitation qui veut ça. D’après ce que je pense, à présent, avec les données que j’ai, je me dis qu’avec les mêmes causes, à la base, selon les contextes de la vie, les personnes se dévelloperont de différentes manières, car tout n’est pas aussi simple, il y a des associations de choses et d’autres qui viennent se greffer à tout ça, donnant ce que l’on est, ce que deviennent nos symptômes plus tard.
Pour ma part, je ne suis pas dans la capacité de vous montrer tout ce schéma, une bonne partie sans doute, et comment tout ça a interagie pour donner ce que je suis à présent, mais, je sais que beaucoup de choses ont joué afin de me rendre comme je suis là, et pas comme j’aurais dû être si, des évènements ne me seraient pas arrivé, dans ma vie, qui me font être ici aujourd’hui, en ce moment, en train d’écrire. Ce n’est pas un hasard, c’est plutôt un destin.

Quoi qu’il en soit, je suis comme ça, objectivement, car je me devais de l’être, à 7 ans, je crois que j’ai compris, et j’ai fais un choix, du moins j’ai écouté ce choix qui s’offrait à moi. J’étais différent déjà d’avance, mais là, j’ai compris que je l’étais encore plus, sans trop savoir en quoi, alors, je ne voulais pas être un boulet, un handicapé pour ma famille, je voulais être un enfant normal, dans la discrétion, et ne pas être pointé du doigt.

Mes parents ont eu cinq enfant. Quand j’avais 7 ans il y en avait un qui était mort, l’autre qui était handicapé gravement, mort aujourd’hui, et je ne voulais pas être une douleur de plus, une contrainte de plus, malgré moi, je l’ai quand même été, malgré mes formidables essaies de ne pas l’être.

Aujoud’hui, j’arrive à peu près à dissocier ce qui est normal de ce qui ne l’est pas donc, j’arrive aussi à me poser les bonnes questions, afin de savoir où a été mon imitation, d’où elle remonte et quelle est-elle dans son ensemble.
Il est vrai que c’est effrayant, et d’ailleurs, j’ai été très longtemps en train de refouler tout ça, j’en avait peur, aujoud’hui encore j’ai très peur, j’ai peur qu’on passe à côté de moi, qu’on ne me devine pas, qu’on se trompe sur mon compte, et j’avoue que ces imitations là, dans une envie de diagnostique, ne m’aident pas, elle pourrait je le sais, tromper le spécialiste, car je sais que si je suis  » normal « , il me trouvera normal, mais si je suis naturel, donc moi-même, il risque de me prendre pour un fou et vu que j’ai téllement refoulé ça, je crois que je n’y arriverai pas.

Je suis entre deux choses, la chose qui me tire à être moi-même, donc je serais encore plus différent, rejetté des autres encore plus, même traité de débile mental, et la chose qui fait de moi une personne introverti, mais assez intelligente au premier abord, donc, au moins pas débile ni rien, mais qui n’est pas moi, car le moi est bien plus complexe, bien plus spontané, mais là, je vais aussi à l’encontre de mon éducation, ce qui m’a aidé à vivre comme les autres, enfin, parmis les autres dans une normalité acceptable et qui reste discrète.

Que faire ? Et si, et si, et si…

J’ai envie de poser des questions, auxquelles je connais sûrement les réponses, juste pour ce que ces questions évoquent, ce que signifie le fait de les dire : Pourquoi j’ai imité comme ça toute ma vie ? Pourquoi je continue à le faire ? Pourquoi je ne peux m’en défaire ? Pourquoi je ne peux pas être tout simplement moi-même ? Pourquoi je n’ai pas de mot à mettre sur mes maux ? Pourquoi ai-je été aussi bon ou mon entourage aussi nul afin de ne pas me détecter et pouvoir m’aider ? Pourquoi j’ai peur d’aller voir un psy ? Pourquoi je crois qu’il va se tromper ? Pourquoi je crois qu’il ne va pas savoir me poser les bonnes questions ou pire, qu’il ne va même pas m’en poser ? Pourquoi je crois qu’il ne va pas lire ce texte ou fera style de l’avoir lu ou ne s’en rappelera pas ? Pourquoi je suis le seul à m’aider et à me découvrir alors qu’on pourrait le faire à ma place ?

Et une dernière question à laquelle, je crois ne pas avoir de réponse : comment vais-je bien pouvoir faire pour me retrouver entièrement, en un être harmonieux ?

A ceux qui me disent déjà : Pourquoi es-tu aussi compliqué et complexe ?

_ Parce que je suis complexe et donc je me pose des questions  » compliqués « .

Pourquoi cherches-tu et te cherches-tu tout le temps, qu’espères-tu ?

_ Parce que quand on cherche, on trouve et je veux me trouver, j’espère vraiment me trouver.

Pourquoi ne vis-tu pas comme tout le monde ?

_ Parce que mes plus  » belles  » déprimes et  » pétages de plombs  » ont été dû à tout un ensemble de choses dont celles-là également et parce que je ne suis pas comme tout le monde.

Pourquoi n’es-tu pas naturel dans ce cas ?

_ Parce que dans ce monde, être naturel parfois signifie être fou, et je ne veux pas être un débile, ni un fou.

Pourquoi tu te soucis des autres alors ?

_ Car me soucier des autres est bien l’une des seules choses que j’ai de normale en moi.

Oui je me complique la vie, car la vie est compliqué et donc, je crois que de la compliquer, au final la simplifie. Je suis compliqué car je suis le fruit de mes réponses, tout aussi complexes qui ont demandé des questions aux raisonnements complexes égallement.

Oui, je pourrais rester comme ça, ne pas me poser de questions et vivre, mais pas vivre comme tout le monde, je ne le crois pas, car c’est ancré en moi et je ne peux pas m’en défaire, d’ailleurs, j’ai toujours été comme ça, bien avant d’avoir l’âge de me poser la question. Oui je pourrais vivre un peu plus comme tout le monde, ou simplement vivre, c’est justement ce que j’essaie de faire de cette manière.

Il est vrai que personne autour de moi ne comprend pourquoi je cherche des mots sur mes maux, pourquoi je veux être catalogué. Je ne crois pas que je cherche à être catalogué, ou que les autres le fasse, de toute façon, mots ou pas maux, ils le font quand même, pour quoi que ce soit, mais si j’ai un nom, c’est moi qui le saura, et puis, ce sera ma réponse, moi, ce que je suis. Au moins, je pourrais connaître la chose qui a pu engendrer tout ça, et j’arrêterai sans doute, de chercher des causes qui n’ont rien à voir et qui me culpabilisent en permancence.
Cela me donnera pas des excuses, bien au contraire, ça me donnera juste un but, une fierté d’avoir pu accomplir tout ça malgré tout ce qui m’en empêchait, car jusqu’à preuve du contraire, ce que j’ai fait est rien, c’est même pas terrible pour le commun des mortels.

Je pourrais enfin assumer, savoir qui je suis comme tout le monde, c’est comme si j’ignorais d’où je viens, et que je cherchais mes parents, fruit de notre identité, je suis dans la même recherche, je cherche ce que mes parents on bien pu me donner, qui a fait que je suis comme ça.

Vous voulez me connaître encore plus ? Lisez donc la suite, et regardez ce film ( Mozart and the whale ) qui m’a reproduit très très fidèlement, dans les moindre détails quasiment, vous verrez un bout de ce que je suis, pas ce que je suis car ce n’est pas en regardant 10cm2 de la toile Guernica que vous connaissez la toile entière, bien entendu, mais bon…

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