Azumi : Hommage à Syou

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A l’aube des jours et dans les lueurs aurorales, je t’ai vu nourrir de tes larmes la fraîche rosée du matin et à force de soupirs ajouter des nuages aux nuages. Aussitôt le vivifiant Soleil renaît et flamboie, dans le plus lointain Orient, et lors, tu te retires pour ta nuit dans tes havres secrets, pour ta nuit peuplée de tes étoiles, qui pleurent argent et or de ton cœur chaste.
Je t’ai vu embrassé la nuit céleste, et n’étant celle dont les planètes redoutent la toute-puissance, j’aurais fait de tes bras la coupole de l’Univers vaste.
Cicérone dans les ténèbres angoissantes, tu luis. La désespérance et les fils noirs que je narre tourmentée ont fui.
Tu es debout dans la nuit, te détachant du fond infiniment outremer de l’empyrée-saphir. Tu sembles agonir l’aquilon, et souffler le zéphyr.
O beauté du cœur et clairvoyance, je te révère ! Je connais désormais la quintessence du Génie, et ne peux me taire…
Infusée de tes mots, et tremblante, je t’ai vu passé sur ton char de feu, tu as vogué impérial sur mes fins ; ô émergence des feux divins !
Et l’étoile ignée te jalouse… L’étoile rousse…

——————

Galops de proses inégalables : mon cœur a ployé devant tes tonnerres ! L’aube d’été, l’ineffable, les crépuscules chamarrés, l’indicible, tu les déploies, Syou, tes oriflammes éclatants ; et ta prose déverse ton sang, façonne un monde de ses affres à ses olympes.
Mes croyances, je les ai réfutées. Et l’espoir saccagé j’agripperai ton poignet, pour ne point basculer, choir, dans les déserts sombrer…
La Folie m’a donc été salvatrice… Contre l’ignorance et l’ennui tu es tel Ulysse.
Oraisons nocturnes, à présent elles s’éteignent en chœur, dans le tumulte silencieux du jour illuminé par tes pleurs.
Le vent retors et le froid pernicieux ne peuvent plus m’emporter : tes dires sont remparts ancrés de mes faiblesses. Ivre, je me suis baignée dans la mer encrée de tes mots, cette brasillante Déesse.
Tu as les traits du destin.
Et l’espoir dévasté j’agripperai tout de même ta main.
La tête sapiente dans les cieux je poursuivrai ton chemin sacré, cette sente onirique semée d’étoiles.
Embrassant et embrasant l’horizon, puisse l’orbe de tes joies s’élever, dans le matin pâle.

Azumi

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