Electro, techno…

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  • Electro

Le terme Electro ( abréviation d’electro-funk ) définit un genre de musique électronique. Son tempo moyen varie entre 120 et 140 BPM, sa rythmique syncopée étant fondamentalement construite sur le modèle de base kick-snare-kick-kick-snare-kick dont l’exemple-type est Numbers de Kraftwerk.

En fonction de l’influence et de l’inspiration du musicien s’y greffe une ligne de basse de quelques notes ( souvent sans portamento ) qui vient renforcer le côté saccadé et  » robotique  » de la rythmique et / ou une combinaison de nappes mélodiques évoquant des univers célestes ou aquatiques ( typiques chez Drexciya et nombre de musiciens de Detroit tels que Juan Atkins ou Aux 88 ). A Detroit il est également fait référence au style electro par l’expression Techno Bass. L’electro est invariablement une musique qui se veut  » machinique  » et reste très éloignée dans ses préoccupations d’une volonté d’imiter les instruments acoustiques.

À l’origine, l’Electro est une branche dérivée du Hip-Hop. On attribue traditionnellement la paternité du style à Afrika Bambaataa et son titre Planet Rock qui marie les scansions du rapper avec des samples des morceaux Trans-Europe Express et Numbers de Kraftwerk.

Il faut ajouter que le terme electro est depuis plusieurs années sujet à une utilisation inappropriée qui tend à lui faire désigner toute musique électronique dansante. À ce titre, il convient de bien faire la différence entre la réalité tangible d’un style musical et un abus de langage caractérisé. Il est vraisemblable que cette utilisation abusive ait pour point de départ la nécessité  » marketing  » de remplacer le vocable  » techno « , chargé de connotations péjoratives liées au contexte d’origine de cette musique ( la rave party, associée dans l’imaginaire collectif à la consommation excessive de drogues et à un mode de vie libertaire et marginal ). De cette même pression politiquement correcte vient également l’appellation vague de musique électronique qui remplace aujourd’hui le terme «  techno « .

  • Techno

La Techno est un genre de musique électronique apparu au début des années 1980 dans la ville de Detroit aux États-Unis. La Techno est une musique populaire de danse, par essence répétitive. Il est de fait possible de lui trouver de nombreux précurseurs, tels le titre Autobahn de Kraftwerk paru en 1974, Tomorrow Never Knows des Beatles issu de leur album Revolver paru en 1966, ou encore les Pink Floyd avec On the Run extrait de Dark Side Of The Moon en 1973. Il est cependant primordial de ne pas créer de liens trop artificiels entre des musiques qui bien qu’ouvertes à des recherches formelles et / ou sonores restaient encore essentiellement ancrées dans le format de la chanson d’une part et la Techno en tant que telle d’autre part, qui s’en démarque radicalement.

Le plus souvent composée en home studio et réinterprétée par des disc jockeys lors de pratiques festives, la Techno est avant tout une musique de danse. Sa gestation s’est faite en parallèle de l’apparition de la House à Chicago, mais s’inspirant plus volontiers encore de l’Electro et de la New wave, ainsi que de la Soul, du Funk et des thèmes musicaux futuristes qui prévalaient dans la culture populaire, notamment de l’Amérique industrielle de la fin de la guerre froide.

Dans les années 1990, suite au succès initial de la Techno de Detroit qui se développe en véritable culture musicale ( au moins au plan régional ), a émergé de manière globale tout un sous-ensemble de genres plus ou moins directement reliés au genre originel.

Le terme techno est dérivé du mot technologie. Les journalistes spécialisés et les amateurs du genre sont en général prudents quant à l’utilisation du terme, soucieux de l’assimilation qui peut être faite avec les autres sous-genres qui sont en réalité très distincts. Malgré cela, le terme techno s’est répandu pour désigner toute forme de musique électronique et même toute forme de technologie ( tout du moins en France ).

Le terme techno est utilisé de façon très générique en Allemagne, alors qu’en France on distingue bien souvent la Techno et les autres genres de musique électronique.

Formé en 1970, le groupe allemand Kraftwerk est cité à juste titre comme l’influence déterminante des artistes ayant donné naissance à la Techno en tant que telle. Si l’ensemble de la discographie de Kraftwerk a connu un succès mondial, deux disques symbolisent plus particulièrement toute l’importance du groupe dans la genèse de la Techno. Tout d’abord Autobahn, issu de l’album éponyme paru en novembre 1974, qui tout au long de ses 22 minutes expose déjà la plupart des éléments musicaux présents dans la future Techno. Ensuite, c’est l’album Trans Europe Express paru en 1977, avec lequel entrent en contact Juan Atkins, Derrick May et Kevin Saunderson par l’intermédiaire de l’émission de radio Midnight Funk Association présentée par Charles  » The Electrifying Mojo  » Johnson entre 1977 et 1980, qui diffuse entre autres Trans Europe Express dans son intégralité.

A l’écoute de The Electrifying Mojo, Juan Atkins, Derrick May et Kevin Saunderson, trois amis surnommés  » The Belleville Three  » du nom de l’école secondaire où ils se sont rencontrés, sont ainsi exposés non seulement à Kraftwerk mais aussi à Giorgio Moroder, Tangerine Dream, The B-52′s, Kraftwerk, Yello et bien d’autres artistes de cette grande avant-garde européenne, mais aussi à des artistes américains tels Prince ou George Clinton, ainsi qu’à l’ensemble du catalogue de la Motown. Juan Atkins, Derrick May et Kevin Saunderson citent tous trois l’émission Midnight Funk Association comme le déclic les ayant conduit à produire cette nouvelle musique bientôt appelée Techno et Juan Atkins ajoute avoir entendu en Kraftwerk l’expression musicale concrète de l’ère électronique naissante.

Au regard de l’histoire, c’est en formant le duo Cybotron que Juan Atkins synthétise l’ensemble des influences reçues de The Electrifying Mojo et crée une musique qui, si elle est encore proche de celle de Kraftwerk, prend cependant ses distances notamment par l’abandon définitif de la structure chanson ( introduction / couplets / refrain… ). La Techno naît symboliquement en 1985 avec la création par Juan Atkins du label indépendant Metroplex, suivi des labels Transmat ( Derrick May, 1986 ) et KMS ( 1987, Kevin Saunderson ).

Si la musique de Juan Atkins est toujours restée très cérébrale, Derrick May et Kevin Saunderson donnent à la Techno son caractère explicitement dansant et festif. Jouée lors d’émissions de radio quotidiennes ou lors de fêtes plus confidentielles dans des clubs d’écoles secondaires de Detroit, la Techno devient une musique de rassemblement et de fête mais son succès, qui reste longtemps confiné à sa ville d’origine, ne la dénature pas encore. Quelques clubs plus formels font leur apparition, notamment le Music Institute dans le centre-ville de Detroit, fondé entre autres par Derrick May. Même s’il n’a pas été d’une grande longévité, ce club a connu une renommée internationale grâce aux prestations de ses DJ mixant des nuits durant et à son bar ne servant que des jus de fruits et des smart-drink ( boissons sans alcool ). C’est au Music Institute qu’un Richie Hawtin par exemple fera ses premières armes.

Les producteurs de musique ont utilisé le terme techno de manière généralisée à partir de 1984, avec le morceau Techno City de Cybotron. Des références sporadiques à une  » techno-pop  » bien mal définie ont pu être trouvées dans la presse musicale vers le milieu des années 1980. Mais ce n’est qu’avec la sortie de la compilation Techno ! The New Dance Sound Of Detroit sur le label Virgin en 1988 que le mot a commencé à avoir le sens officiel qu’on lui connait aujourd’hui. Cependant, on pourrait aussi allouer le crédit du terme  » techno  » à un DJ et propriétaire de magasin de disques allemand, DJ Talla 2XLC, qui l’utilisait déjà dans son magasin en 1982 pour désigner un genre musical. Son groupe musical, le Moskwa TV, faisait d’ailleurs partie des groupes présentés par l’émission Midnight Funk Association.

Rétroactivement, des œuvres telles que le morceau ShareVari de A Number Of Names ( 1981 ), les premières œuvres de Cybotron ( 1981 ), le morceau I Feel Love de Donna Summer produit par Giorgio Moroder ( 1977 ) et les morceaux dansants du répertoire de Kraftwerk ( entre 1977 et 1983 ), ont été qualifiés de Techno, puis d’Electro en ce qui concerne A Number Of Names et Cybotron. Ces morceaux disco-électro partageaient avec la Techno une utilisation intrinsèque de rythmiques électroniques et leur popularité sur les pistes de danse.

Dans les années qui suivirent la sortie de la compilation Techno ! The New Dance Sound Of Detroit, cette musique a été décrite par la presse de musique dance comme le pendant House de Detroit, au son plus high-tech et plus mécanique. Car, si leurs contextes d’émergence sont distincts et autonomes, la musique Techno s’appuyait cependant sur les mêmes structures que la musique House émanant à la même époque de Chicago et de New York, bien que celle-ci ait été plus proche de la Soul, plus sobre et d’un style plus directement issu du Disco. De plus, le succès de la House hors de sa ville d’apparition fut bien plus précoce et considérable, ce qui explique que cet amalgame se soit fait au détriment de la Techno. Les producteurs de musique de l’époque, en particulier Derrick May et Kevin Saunderson, avouent avoir été fascinés par la scène de Chicago et avoir été influencés par la House en particulier. Cette influence est particulièrement évidente avec les morceaux de la compilation Techno ! The New Dance Sound Of Detroit, de même que dans plusieurs des compositions et des remixes qu’ils ont produits entre 1988 et 1992. Par exemple, le classique Strings Of Life de Derrick May ( sorti sous le pseudonyme Rhythim Is Rhythim ) est considéré comme un classique à la fois de la musique House et de la musique Techno. Il est également évident que la musique House a subi des influences de la musique Techno.

La musique Techno a été perçue par ses fondateurs ( et par les producteurs qui commençaient à s’y intéresser ) comme la cristallisation d’une certaine peur du futur post-industriel et d’une colère face à l’insécurité grandissante qu’elle engendrait. Cette philosophie l’accompagne alors qu’elle se diffuse en Europe à la fin des années 1980, notamment à Berlin ( par l’intermédiaire du Tresor ) et Manchester ( par l’intermédiaire de l’Haçienda ) dont les contextes socio-économiques ne sont pas sans rappeler celui de Detroit. Dans un premier temps, la Techno a été mise en avant par ces clubs qui – en s’adaptant aux goûts du public dans l’organisation de leur soirées et en sélectionnant des disc-jockey qui jouaient une musique innovatrice et éclectique – ont pu offrir un environnement favorable au développement de la scène locale de cette musique de danse. Au fur et à mesure que ces clubs ont gagné en popularité, des groupes de DJ ont commencé à se rassembler et à proposer leur talent de mixeur et leur sound system ( sous des noms comme Direct Drive et Audio Mix ) de manière à amener un auditoire toujours grandissant à écouter leur musique. Des endroits aussi variés que des salles paroissiales, des entrepôts désaffectés, des bureaux et des auditoriums de Y.M.C.A. ont été les lieux de rassemblement d’une foule de jeunes qui a vu naître ce genre musical.

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