• Accueil
  • > Archives pour le Mardi 11 mars 2008

Archives pour 11 mars, 2008

Week-end avec Azumi [ Journée 01 ]

Journée 01 :

Les idées se mélangent, ai-je peur ? Je ne sais pas trop. Pas vraiment le temps de me poser des questions, mon père et moi sommes fin prêt. Top départ pour la gare ! J’avais tout préparé dans ma tête, je ne suis surpris de rien. Cependant, il y a beaucoup de monde, il faut croire que je m’attendais à prendre le TGV tout seul…
Je repère tout de suite le panneau d’affichage avec les codes qu’il faut maîtriser.  Ca tombe bien, je suis juste à côté de ma voie, la voie 03. Affichage de la voie effectué à 08h50.
Je descends les marches pour  rejoindre cette voie, j’ai les jambes qui tremblent ; est-ce que ça se voit ?
Je compte 09 + 05 = 14. Un bon chiffre, j’en suis rassuré. Je vois les gens demander au monsieur en bleu des choses que je ne comprends pas ; certains montrent  leur billet, donc je me dis qu’ils doivent  demander la voie, euh non, la voiture, où elle se situe ; je fais de même.
La voiture se situe tout au bout sur la gauche. En y allant je me répète inlassablement : voie euh non, voiture 20, place 51, voiture 20, place 51, voiture 20, place 51… Je vois les gens, certains je les regarde, deux  personnes en vérité, plus le monsieur en bleu, les autres, je ne les ai pas regardé…
Un TGV arrive, mais ce n’est pas le bon me dit-on en guise de réponse. J’entre bien tôt, j’avais pris le soin d’anticiper à savoir si je devais aller à gauche ou à droite en entrant. A gauche de 11 à 38 donc  je dois prendre à droite.
Je croise les doigts pour ne pas être au milieu, je prie même ( dans ma tête ), car pour ceux qui ne le savent pas, les places du milieu sont comme dans un salon, deux places face à face avec en guise de table de salon, deux tablettes. Et bien, à ma  » grande surprise « , je ferais le voyage dans ces conditions, enfin, jusqu’à Paris du moins.
Les places étant tellement étroites, je dois monter, tout tremblant, mon sac  au dessus des sièges, là où c’est prévu, obligé de ne pas prendre, ni ni mon casque, donc pas de baladeur, ni mon livre, seul face à moi-même, enfin, face à deux personnes qui me sont totalement inconnu…

09h05. Départ pour environ 02 heures de pure bonheur…

Visualisation : Un homme qui à l’air plutôt à l’aise face à moi. PC portable, journal… Une femme à sa gauche avec un livre ; elle y a pensé…
Pour ma part j’ai évité et j’évite tout geste pouvant trahir mon malaise, c’est-à-dire que je ne bouge pas plus que m’oblige les besoins pratiques.
A ma droite, un homme avec également un livre, décidément…
Le groupe de 04 à notre droite sont de jeunes adolescents, 03 filles et 01 garçon de 14 à 16 ans environ.

Le voyage se passe à peu près bien, étonnement. Quelques montées d’angoisses, mais très légères… J’ai dû faire preuve d’imagination pour m’occuper d’un rien durant les 02h05 du voyage….

Arrivée comme prévu à 11h10, enfin, à 11h08 à Montparnasse, et non à Clignancourt où je devais, ce que je croyais, descendre, dû moins, c’est ce que j’ai dit à Letsy, celle qui devait m’aider à me diriger dans les profondeurs de Paris ; une amie d’un forum sur le net.

Obligé donc de l’attendre, 15 minutes, puis 20, puis 30, puis 40, puis 45, puis 01 heure et 45 minutes… Il ne restait plus que
44 minutes pour prendre le prochain train. Ca devrait aller… Letsy en est moins sûr.

Parlons-en de Letsy  vu qu’on a 44 minutes devant nous à nous promener dans les sous-sols de Paris !

Effectivement, elle n’est pas une géante en taille, elle est même de taille moyenne pour une femme, bon d’accord, elle est petite… Contrairement à ce qu’elle croit, elle est mignonne en effet. Avec ses lunettes elle a l’air si sérieux. J’ai bien aimé ses bottes argenté par des artifices dont je doute de la grande utilité dans leur ensemble…

Le contact est très bien passé rapidement, il faut dire que nous nous connaissions déjà via MSN ( outil de communication d’Internet ), et nous nous étions parlé au téléphone quelques rares fois je dois avouer, et vu en webcam donc plus trop de surprise à y avoir, mais tout de même. Forcément, elle dira que si je la trouve jolie, c’est parce qu’elle était une sauveuse à ce moment là – c’est vraiment le cas de le dire – et donc que ça a accentué sa beauté, comme les sauveurs sont toujours beau…
Elle n’a pas eu le temps de me taper comme convenu, – petit jeu entre nous…
Fille simple à aborder, mais qui cache bien sa complexité, mais dès qu’on lui parle, on constate les traits caractérisant la Letsy du forum, ce qui est une bonne chose. Détail pratique pour ceux que ça intéresse, elle a un beau regard, malicieux.

Elle me dirigeait et j’avoue que je ne faisais pas trop attention à l’extérieur, profitant de la situation pour discuter, forcément…

Arrivé au péage du métropolitain, pour prendre le ticket, bloqué. Une personne  » balablatait  » encore et encore. On est presque resté 15 minutes à attendre. Je voyais l’heure 13h15, 13h17, 13h18, 13h19. La libération à dû se faire vers les 13h25, ce qui nous donnait le temps d’y aller, si le train avait du retard, ce que j’espérais…

Dans ce métropolitain, les gens sont morts ; ça donne en tout cas cette impression. D’ailleurs, je n’ai retrouvé cette impression qu’à Paris. Ils dorment, ont l’air de zombie se laissant transporter au gré de la machine à voyager dans le temps…
Je regardais les arrêts, par curiosité et aussi pour m’occuper l’esprit, car Letsy était devenue aussi silencieuse que moi :  Ligne 04 : Châtelet, les halles, etc, arrivée, garde le l’est : Clignancourt.

Nous sommes rentrés dans la gare à 13h45 exactement ; c’était foutu. Nous allons quand même nous renseigner à l’accueil, on sait jamais. 13h46, le TGV est parti à 13h46… Il avait bel et bien du retard, mais pas suffisamment pour supporter le  » blablatage  » de la personne au guichet pour prendre les tickets.
Tant pis, nous devrons prendre le prochain TGV prévu à 14h05.

Obligé d’appeler Azumi pour la prévenir. Bon ! Elle aura le temps d’aller chez son psychologue et de me préparer un attentat morale magnifique ( … )

Ca nous laisse le temps de discuter Letsy et moi de tout et… de tout. Nous avons d’ailleurs tellement parlé que nous nous sommes même pas tapés, mais la connaissant, je savais que c’était une feinte pour mieux me taper après. Ralala ! Je n’avais pas encore les boules à ce moment là…

Bon ! Cette fois-ci, je suis aller en avance devant le panneau d’affichage, non loin du quai, c’est d’ailleurs pratique, non mais je dis ça comme ça…
A l’heure ! Une chance. Nous partons dare-dare vers la voie numéro 03 ( il me semble ). Plus qu’à chercher la voiture numéro 20 qui se trouve forcément tout au bout.
Place 41, voiture 03, place 41…
En échangeant mon billet, on m’a proposé si je voulais être en première classe, j’ai bien évidemment accepté, en place isolée en plus, c’est-à-dire que j’étais seul, avec bien plus de place qu’en seconde donc j’ai pu mettre mon sac devant moi, sortir mon livre de Rimbaud, écouter de la musique durant les 01h24 qui me séparait de Metz ; le pied !

Le trajet s’est passé sans encombre, rien de particulier à signaler. Arrivée à Metz à 15h33.

Je téléphone à Azumi, elle me dit qu’elle arrive, effectivement, je ne tarde pas à la voir, elle avec le gros sourire qui tue ( Wow ! ) et une autre personne. Qui est-ce ! Elle m’a fait un attentat morale ( regard suspicieux ).

Ah d’accord ! Je la reconnais, bien que j’ai mis du temps, j’ai failli lui faire la bise sans savoir à qui je la faisais. J’ai dû mettre quelques minutes, quelque chose comme 05 minutes voire plus afin de réaliser que c’était le Troll, et qu’Azumi était à côté de moi. Le Troll était seul, Laure n’était pas là, ce qui n’est pas sans me déplaire car le Troll est vraiment sympathique ( Laure est la facette de cette amalgame de personnalité qui constitue le Troll et ses  » amis  » ).

Je ne sais même pas si je suis heureux ou pas, je sais juste que je suis soulagé, ça c’est sûr. Il me reste encore le bus à prendre, mais bon, je ne suis plus à ça prêt… Azumi me regarde avec un regard qui tue. Je tombe sous le charme directement, comme envoûté, non car je l’étais, je dirais hypnotisé. Je me laissais guidé lui emboitant le pas formidable.

Quand je suis arrivé à l’arrêt du bus je commençais à réaliser avec qui j’étais, quel bonheur ! Le Troll avait l’air heureux, Azumi encore plus, << toute contente >>. Je me souviens encore de son regard, son regard… Je feignais légèrement l’indifférence, maladroitement d’ailleurs, parce que j’attendais, j’attendais pour savourer ma douce vengeance…

Puis nous sommes arrivé chez elle, après 15 minutes de transport qui m’ont parut passer comme 01 minutes. Le troll avait pris mon sac à roulette avant que l’on monte dans ce bus, ce qui fut très gentleman de sa part. Je n’avais pas la force de lui résister, car le Troll était trop fort, il avait décidé que, donc c’était comme ça. Puis je dois avouer que ça m’arrangeait d’avoir les mains libres.

Chez Azumi, le chien Goliath, féroce appétit d’homo sapiens mâle m’a-t-on dit fut à la hauteur de la légende. J’ai dû esquiver le fauve par un subtile mouvement latérale qui me faisait plus ressembler à un toréro qu’à un siou.
Sa maman fut la première humain que j’ai pu voir, effectivement, là encore on m’avait dit vrai. Il y a des gens qui ont le visage de leur sympathie et de la chaleur humaine, je crois que c’est bien résumer sa maman que de le dire ainsi.

J’ai de suite posé mon sac, j’ai sorti la bouteille d’eau peu de temps après ; j’avais soif. Nous sommes allés rapidement dans la cuisine, tout le monde avait le  » smile « . Parfois des moments complices, parfois des moments de silence pas un brin lourd, qui était même salvateur à l’ambiance chaude en amitié, en amour…

J’ai parlé, j’ai dû parler le plus je crois, on m’écoutait. Il faut croire que je disais des choses intéressante, quoique pas toujours car pour sortir la vanne number one dans le classement inversé des meilleures blagues je suis le champion, j’ai même reçu pas mal de César pour cela qui arbore fièrement ma chambre…

Le temps passa vite, très vite, trop vite. L’heure avançait à grande enjambée, et il fut rapidement l’heure de partir pour le Troll. Ce fut triste, parce que je n’allais plus la revoir avant un moment, et parce que je me retrouvais soudain seul, Azumi étant parti.
Ils ont dû partir vers 18 heures, et Azumi me dit qu’elle allait en avoir pour 45 minutes, j’ai donc pris le temps, ou le temps m’a pris (…) pour que je puisse lire. Elle est arrivé à 30, un peu plus tôt que prévu, ce qui n’était pas sans me satisfaire.

Elle s’est assise à côté de moi, avait l’air un peu gêner et heureuse à la fois, moi heureux et gêné à la fois, mais c’est vite retombé ( ma gêne ). J’ai commencé à tendre ma main vers la sienne, j’avais une envie, un besoin presque vital de la toucher, ne serait-ce que sa main. Puis la distance me pesant, je l’ai  » forcé  » à venir vers moi, en se levant, puis il arriva ce qu’il arriva…

Le reste de la soirée se passa fort bien, nous avons mangé de façon très intime par des jeux de regards complice et qui en disaient long, ce qui la gênait mais elle devra s’y habituer que je me disais, car mes yeux était le pôle négatif de cet aimant des amourettes de printemps, elle le positif.

Week-end avec Azumi [ Journée 02 ]

Journée 02 :

La nuit fut agitée. C’est souvent le cas quand je suis ailleurs, hors de chez moi. Je perds mes repères, je me lève souvent en faisant un bond ; il faut donc que je trouve l’interrupteur au plus vite, déjà que je mets un long moment avant de le trouver chez moi alors là… Heureusement j’avais prévu d’apporter la mini-Maglite offerte grâcieusement par l’entreprise où je travaille. Rassuré ! j’ai pu revisualiser l’espace.

Je me lève tôt, comme je le fais en ce moment. Azumi aussi. Nous allons vite prendre notre petit déjeuné, aujourd’hui, on va sortir. Je demande à me laver car je n’aime pas trop traîner, je n’aime pas être sale trop longtemps. Aussi tôt fait, c’est à son tour, j’en profite donc pour rouvrir mon fameux livre de Rimbaud, j’attaque une saison en enfer. C’est fort ! très fort !

Nous traînâmes un peu, discutant etc. Il est vrai que les conversations vont bon train. Nous avons toujours quelque chose à nous dire, que ce soit des discussions sur la profondeur que pouvait posséder Rimbaud ce qui transparait dans ses écrits en passant par la grandeur des femmes écrivain, leur destin tragique et leur apport à la littérature française…

Puis vers 11h00 nous avons décidé de sortir en ville. Nous ne savions pas très bien où nous allions aller mais cela ne faisait rien ; ce serait bien de toute façon ; c’est sûr. Donc nous avons pris de nouveau le bus, puis nous avons marché, marché encore et encore. J’avais froid, et vu que je devais acheter un blouson depuis fort longtemps, j’ai saisi l’occassion pour aller en acheter un, mais avant Azumi devait passer à France Loisir pour voir si un ouvrage était sorti ; ce qui ne fut pas le cas. Nous sommes donc parti très rapidement en direction d’un magasin qu’elle connaissait bien, le Courir n’existant plus, celui qui, dans la galerie marchande, se trouvait juste en face du magasin susnommé.

Comme à mon habitude, mon choix fut rapide car j’ai toujours une idée plus ou moins précise de ce que je veux avant de faire mes achats ; c’est un gain de temps. Blouson à 150€. C’est assez cher mais bon, la qualité est excellente, donc je le prends. Arrivé en caisse le monsieur me dit qu’il n’est pas 99€ finalement. Tant mieux ! c’est toujours ça de pris. Pour le coup c’est une très bonne affaire, j’adore la couleur, rayé gris bleu sur fond beige à capuche. Un coupe vent imperméable avec pas mal de poche. Il est tout doux à l’intérieur.
J’ai pu vite me rendre compte de son efficacité. Un sourire dessinait mes lèvres quand j’entendais les gens autour de moi se plaindre du froid. Il faisait 07° ce qui n’est pas si froid que cela, et avec ce superbe blouson j’avais bien chaud, en même temps c’est toujours pratique, l’inverse aurait été étrange…

Nous sommes allez ensuite dans une papeterie, notre univers. Elle était très grande, une véritable bonheur. Il y avait des outils de manuscrit, de beau objet en bois, tels que plusieurs échiquiers formidables, – même si je ne sais pas y jouer, pour l’instant – des plumes pour écrire de belles lettres en tout genre… également des stylos à plume Watterman et MontBlanc
la marque si prestigieuse. Je rêverai d’en avoir un un jour, surtout un modèle dont j’ai oublié le nom qui me plait bien, mais je crois que je vais me rabattre sur une marque inférieure, ce qui sera suffisant.
Nous nous imaginâmes en train d’écrire sur de beau cahier style ancien avec un papier d’une excellente qualité avec nos beaux stylos à plume que nous aurions réussi à nous offrir…
Un Stylo Reynolds était à la disposition ainsi que des feuilles de papier afin de l’essayé. Il avait un mode d’ouverture style Bic, en appuyant sur une de ses extrémités. J’inscrivit :  » L’homme à la plume de vent  » [...] SP
Puis, après avoir regardé à droite à gauche nous sommes allés vers le coin préféré d’Azumi : peintures et dessins. Là, elle m’a montré un papier qui ressemblait à celui dont elle se servait, avec des motifs japonnais, on a vu des pinceaux, des feuilles et cahiers à dessins etc.

Puis, nous sommes sorti continuer notre balade. Elle m’emmena dans la cathédrale St Etienne, la fameuse cathédrale ou elle avait déjà emmené le Troll auparavant. En jaune faite d’une pierre – dont je ne me souviens plus du nom – typique de la region parraît-il, comme les bus jaunes, répliquais-je en riant de ma propre blaguounette.
Elle était immense, bien plus qu’on pouvait l’imaginer de l’extérieur. Je me suis dit que je devrais réapprendre les parties d’une cathédrale, le coeur… et d’une église aussi tant qu’à faire. C’était sombre, forcément, austère mais assez jolie tout de même. L’orgue à attirer mon regard, un orgue géant. Nous avons essayé de trouver la porte pour accéder au clavier, mais elle était fermée…
Puis nous sommes ressortis, avons continué notre balade, sommes passés devant le cinéma afin de regarder ce qu’il y avait à l’affiche : Bienvenue chez les ch’ti, sans plus attendre…
Nous décidâmes d’aller voir ce dernier, qui nous semblait certes plus intéressant et plus profond…
Puis ayant mal au bas du ventre affreusement nous dûmes rentrer précipitamment.

Arrivé chez elle ça n’allait pas très fort, c’était de pire en pire. Au moment où j’ai essayé d’aller au toilette j’ai constaté qu’il m’était impossible d’uriner, trop trop mal ! Je commençais à souffrir de plus en plus. Je lui parla des urgences, sans trop songer à y aller mais bon…
Au bout de mûres réflexions j’ai bien dû me faire une raison, ça n’allait pas se passer et si ça empirait j’aurais dû prévenir une ambulance.
Ce n’était pas la première fois que ça me faisait ce genre de chose, déjà, la dernière fois à Nantes, avec Mary j’avais déjà été pris de ce genre de malaise, mais ça c’était passé. C’est le kyste qui doit faire des siennes. Il est vrai que la distance de chez moi n’arrangeait en rien mes craintes. Quelle idées aussi d’avoir un kyste au niveau des testicules…et qui se manifeste à chaque fois que je ne suis pas chez moi en plus ; étrange !

Bon ! la décision fut prise : nous étions obligé d’aller aux urgences non loin de chez elle, enfin non loin, 02 / 03 Km et dans ces conditions, ça fait un petit bout de chemin tout de même.

Arrivé là bas, l’hôtesse d’accueil nous prévient qu’il y a de l’attente, soit ! Vu le nombre de personnes dans les deux salles d’attentes, ce ne sera pas long… Une heure plus tard on nous dit que c’est à mon tour. Je n’étais pas au bout de mes peines.
Une infirmière m’emmène dans un petit cabinet et me dit de m’allonger sur le  » lit « , ce que je fis.
Elle me demande ce que j’ai, je lui dis que j’ai mal aux testicules, là dessus elle me demande depuis combien de temps, je lui réponds depuis 05 ans environ…
Elle me regarde avec des yeux suspicieux. Je lui dis qu’en fait je n’ai pas tout le temps mal, mais mes première douleur remonte à 05 ans. Elle me demande pourquoi je n’ai jamais rien fait depuis le temps contre ça. Je lui dis que je ne voulais pas me faire opérer, que j’avais peur. Elle m’a posé quelques questions habituelles ( allergie, âge… ) puis elle m’a dit que le médecin allait arriver en refermant la porte derrière elle.
Une demie heure plus tard, ne voyant personne venir je sors, après avoir bien réfléchi, et je vais vers les infirmières et je leur demande si le médecin va vraiment arriver. Elles me répondent d’un air légèrement agacé qui en disait long sur la fréquence de ce genre de question qu’il va venir, que je devais attendre…
10 minutes passent, puis 15, puis 20, puis 25, puis au bout d’une demie heure, alors que je commençais vraiment à m’endormir le voilà.
Il me demande donc ce qu’il se passe, je lui répète ce que j’ai dit à l’infirmière, il me pose la même question de temps, et je lui réponds la même chose qu’à l’infirmière…
Il me consultat rapidement, puis me dit qu’on allait faire des examens complémentaires ( test d’urine pour voir si ce n’était pas infecté, puis prise de sang )… Il repart et j’attends de nouveau dans l’incompréhension, c’est d’ailleurs ça je crois, qui est le pire… 10 minutes, puis 15, puis 20, puis 25 et au bout d’une demie heure une infirmière vient, puis une autre derrière elle.

La première je la connaissais déjà, c’était elle que j’avais vu en premier, la seconde pas du tout. J’ai de suite remarqué ( ce n’était pas dur… ) que c’était une élève, une stagiaire sûrement de par ses questions. Elle me dit d’aller uriner dans le petit pot, je lui réponds que c’était justement pour ça que je suis venu à la base, parce que je n’arrivais plus à uriner. Elle me répond que faudra bien que j’y arrive…
Bon ! j’ai donc été essayer d’y arriver, et par miracle, j’ai réussi, non sans mal. Je lui rapporte le pot tout trempé d’urine, ça lui apprendra tiens ! Elle le nettoie avec comme précaution des gants autour de ses doigts, mince !…
Puis l’autre infirmière revient. La stagiaire lui dit qu’elle va essayer de faire la prise de sang. Un sourire se dessine sur mon visage car j’avais bien envie qu’elle me fasse mal…
Alors elle y va, doucement alors qu’elle n’aurait pas dû, elle plante dans ma peau qui est en extase, mais apparement elle le fait mal, il faut enfoncer plus, oh oui ! mais après elle est obligé de retirer, puis elle doit réenfoncer et se trompant encore enfoncer plus, puis retirer. J’avoue qu’à ce moment je jouissais silencieusement, mais malheureusement, la dernière fut la bonne. Quoique, elle dit à l’autre infirmière qu’elle allait replire trois petits verres ce qui n’était pas sans me plaire… Elle me demanda trop souvent si ça allait avec une voix et une façon de parler qui m’a d’un coup rajeuni de deux dizaines d’années…

Puis elles repartent sans mots… 10 minutes, 20 minutes, puis 30, puis 40 alors là je retourne or de ce cabinet et rebelotte… J’en pouvais plus, et Azumi qui attendait, injoignable étant coincé, ne pouvant la rassurer à cause d’un souci de battérie. Alors je retourna m’allonger, un peu agacé. Passa 10 minutes, puis 15, puis 20 et là, surprise, le médecin revient. Il me dit que les tests sont négatifs. Puis il me dit qu’il doit encore aller préparer ma sortie. J’ai bien cru que j’allais craquer, mais c’était la dernière ligne droite, je devais tenir pour les chourmos dans mon cas, mes frères de galère.

Il est vite revenu et, quand il m’a dit que j’étais libre, j’ai mis du temps à le comprendre, alors je le regardais, et lui me regardait avec les infirmières. Euh… c’est bon ? Lui répondis-je. Oui oui, dit-il ! Je suis donc allé rejoindre Azumi tout confus. Quand je lui ai demandé si ça allait, si ça n’avait pas été trop long, elle me répondit que non, ça allait. J’ai eu dû mal à la croire mais elle était sincère. Je lui ai donc dit que c’était vraiment un ange…

Nous sommes vite retournés chez elle, nous avions faim. Sa maman n’ayant rien préparé ce soir-là, nous sommes parti au restaurant en amoureux. Le reste de la soirée après cela c’est très bien passé, mis à part que j’avais encore un peu mal. Le médecin m’avait prescrit des médicaments, nous irons les chercher demain…

Entretien avec le psychiatre du 05 02 2 008

Je me lève à l’heure, j’ai mes affaires propres, j’ai du temps devant moi, suffisamment pour passer sur le pc avant de partir, et même une fois répondu à mes messages privés, et autres messages, il me reste encore du temps. Je décide tout de même de partir, et d’être en avance, on ne sait jamais…

J’emporte Rimbaud ( le livre ), avec moi, les deux feuilles : 1 article que j’ai trouvé expliquant mes symptômes et ce que j’ai écrit pouvant d’écrire une crise, ou surcharge plus exactement.

Je suis calme, tout se passe bien sur la route, ce qui n’est pas fréquent, il fait beau, ni trop chaud ni trop froid, parfait ! Le ciel est bleu. J’arrive là bas, avec 10 minutes d’avance.
Je me dirige de suite dans la salle d’attente, – je connais le fonctionnement ce qui est rassurant – et là, cette salle pour habitude vide, ou presque, se trouve 07 personnes : 06 adultes et 01 petite fille. Bon, le principal c’est que j’ai une place de libre, je ne supporte pas ça ne pas avoir de place de libre et de rester comme un con debout.

Je m’assoie, j’ouvre mon livre en attendant (…)

Puis vient mon tour, 20 minutes plus tard, alors que j’étais plongé dans les assis ou une saison en enfer, je ne sais plus trop.

Je m’installe dans son bureau éclairé, il est accompagné de l’infirmière qui a son bureau à côté du sien, ce qui est gênant, moins à présent, mais j’ai du mal avec ça, le fait que plus de deux personnes soit dans une pièce, du mal avec les groupes et trois personnes, c’est un groupe déjà…

Le psychiatre prend la parole : Alors monsieur ****, vous étiez déjà venu il y a deux ans, ou trois ans en relisant sa fiche. Tant que ça ! Me dis-je ! Fichtre ! Ca passe vite !

Puis il me demande ce que j’ai. J’ai du mal à dire quelque chose, ça ne veut plus sortir, on me l’a trop demandé, cette question a trop été posée. J’hésite. Je lui dis que je souffre depuis petit, c’est que ma mère m’a dit.

_ Vous travaillé ?

Plus ! Lui répondis-je.

_ Interim ?

Non, je suis en arrêt.

_ Vous repprendrez quand ?

Quand on aura trouvé…de quoi je souffre.

_ Avez-vous de hallucination.

J’hésite. Euh… Pas vraiment des hallucinations. Je vois des choses qui ne sont pas, j’entends des bruits qui n’existent pas…euh… A ce moment là, je vois que je me fourvoie, lui encore plus.

Je lui dis que j’ai écrit sur un phénomène, que j’appellerai surcharge. Je vois que ça lui parle…

Je lui tends le papier, en lui disant que ce n’est pas long.

Il m’explique deux trois choses. C’est un peu flou. Je sais juste que je lui ai répondu. Tenez ! En lui tendant l’article. Voilà mes symptômes.

Tout de suite, – je savais qu’il allait le voir – il voit le titre : 10 choses que les autistes aimeraient vous dire, quelque chose comme ça.

Vous croyez être autiste dit-il tout en continuant à lire rapidement. Je ne crois rien monsieur, je dis juste que là sont mes symptômes, ce n’est pas moi le spécialiste, je ne peux donc pas dire si je le suis ou pas.

Il commence à me dire que je pourrais prendre un rendez-vous… le coupant je lui dis que j’en ai déjà un, le 11 / 04 à 15h00 chez le docteur Tuffreau, spécialiste de l’autisme chez l’adulte, étant très dur à détecter.

D’accord dit-il sans sourire, ni rien. Très sérieux, mais en même temps sans avoir l’air de se dire que je me moquais de lui bien que je ne sais pas comment on a l’air de ne pas se moquer de quelqu’un…

Puis il me demande ce que j’ai avec moi. C’est un livre personnel ?

_ C’est autre chose, c’est Rimbaud.

Là dessus il se met à sourire et nous entamons une conversation sur Rimbaud, sa relation avec Verlaine, L’incident avec celui-ci, son homosexualité, ses petites magouilles, ses poèmes etc… J’ai vu qu’il me prenait comme un confrère, sur au moins un domaine, ce qui ne m’a pas déplu.

<< Rendez-vous le 21 avril. >>

_ Comme ça je vous donnerais des nouvelles de mon rendez-vous avec ce spécialiste.



Syou Plé vous souhaite la bienvenue !

Laissez-vous guider...

Pour que chaque jour compte

mars 2008
L Ma Me J V S D
« fév   avr »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

Une belle contradiction

Une belle contradiction

Notre plus grand combat nous oppose à nous-même !

Notre plus grand combat nous oppose à nous-même !

  • Album : Mes chiens
    <b>45.jpg</b> <br />

Sondage

Que pensez-vous de ce blog ?

Voir les résultats

Chargement ... Chargement ...

Vous devez être connecté à votre compte pour me contacter

Visiteurs

Il y a 1 visiteur en ligne

Petit Rappel

Conformément au code de la propriété intellectuelle (loi n° 57-298 du 11 mars 1957). Il est interdit d'utiliser et/ou reproduire et/ou représenter et/ou modifier et/ou adapter et/ou traduire et/ou copier et/ou distribuer, l'un des quelconque éléments – photos, poèmes, articles personnels – publiés sur ce blog de façon intégrale ou partielle, sur quelque support que ce soit – électronique, papier ou tout autres supports – sans l'autorisation expresse et préalable de l'auteur. Blog créé le 21 janvier 2 008 – Dixcrétion – tous droits réservés -

cornillonchristophe |
Les Livres de Loïc ! |
UN PEU DE POESIE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Franck Bellucci
| Les maux du coeur
| Mes mots...