Week-end avec Azumi [ Journée 01 ]

Journée 01 :

Les idées se mélangent, ai-je peur ? Je ne sais pas trop. Pas vraiment le temps de me poser des questions, mon père et moi sommes fin prêt. Top départ pour la gare ! J’avais tout préparé dans ma tête, je ne suis surpris de rien. Cependant, il y a beaucoup de monde, il faut croire que je m’attendais à prendre le TGV tout seul…
Je repère tout de suite le panneau d’affichage avec les codes qu’il faut maîtriser.  Ca tombe bien, je suis juste à côté de ma voie, la voie 03. Affichage de la voie effectué à 08h50.
Je descends les marches pour  rejoindre cette voie, j’ai les jambes qui tremblent ; est-ce que ça se voit ?
Je compte 09 + 05 = 14. Un bon chiffre, j’en suis rassuré. Je vois les gens demander au monsieur en bleu des choses que je ne comprends pas ; certains montrent  leur billet, donc je me dis qu’ils doivent  demander la voie, euh non, la voiture, où elle se situe ; je fais de même.
La voiture se situe tout au bout sur la gauche. En y allant je me répète inlassablement : voie euh non, voiture 20, place 51, voiture 20, place 51, voiture 20, place 51… Je vois les gens, certains je les regarde, deux  personnes en vérité, plus le monsieur en bleu, les autres, je ne les ai pas regardé…
Un TGV arrive, mais ce n’est pas le bon me dit-on en guise de réponse. J’entre bien tôt, j’avais pris le soin d’anticiper à savoir si je devais aller à gauche ou à droite en entrant. A gauche de 11 à 38 donc  je dois prendre à droite.
Je croise les doigts pour ne pas être au milieu, je prie même ( dans ma tête ), car pour ceux qui ne le savent pas, les places du milieu sont comme dans un salon, deux places face à face avec en guise de table de salon, deux tablettes. Et bien, à ma  » grande surprise « , je ferais le voyage dans ces conditions, enfin, jusqu’à Paris du moins.
Les places étant tellement étroites, je dois monter, tout tremblant, mon sac  au dessus des sièges, là où c’est prévu, obligé de ne pas prendre, ni ni mon casque, donc pas de baladeur, ni mon livre, seul face à moi-même, enfin, face à deux personnes qui me sont totalement inconnu…

09h05. Départ pour environ 02 heures de pure bonheur…

Visualisation : Un homme qui à l’air plutôt à l’aise face à moi. PC portable, journal… Une femme à sa gauche avec un livre ; elle y a pensé…
Pour ma part j’ai évité et j’évite tout geste pouvant trahir mon malaise, c’est-à-dire que je ne bouge pas plus que m’oblige les besoins pratiques.
A ma droite, un homme avec également un livre, décidément…
Le groupe de 04 à notre droite sont de jeunes adolescents, 03 filles et 01 garçon de 14 à 16 ans environ.

Le voyage se passe à peu près bien, étonnement. Quelques montées d’angoisses, mais très légères… J’ai dû faire preuve d’imagination pour m’occuper d’un rien durant les 02h05 du voyage….

Arrivée comme prévu à 11h10, enfin, à 11h08 à Montparnasse, et non à Clignancourt où je devais, ce que je croyais, descendre, dû moins, c’est ce que j’ai dit à Letsy, celle qui devait m’aider à me diriger dans les profondeurs de Paris ; une amie d’un forum sur le net.

Obligé donc de l’attendre, 15 minutes, puis 20, puis 30, puis 40, puis 45, puis 01 heure et 45 minutes… Il ne restait plus que
44 minutes pour prendre le prochain train. Ca devrait aller… Letsy en est moins sûr.

Parlons-en de Letsy  vu qu’on a 44 minutes devant nous à nous promener dans les sous-sols de Paris !

Effectivement, elle n’est pas une géante en taille, elle est même de taille moyenne pour une femme, bon d’accord, elle est petite… Contrairement à ce qu’elle croit, elle est mignonne en effet. Avec ses lunettes elle a l’air si sérieux. J’ai bien aimé ses bottes argenté par des artifices dont je doute de la grande utilité dans leur ensemble…

Le contact est très bien passé rapidement, il faut dire que nous nous connaissions déjà via MSN ( outil de communication d’Internet ), et nous nous étions parlé au téléphone quelques rares fois je dois avouer, et vu en webcam donc plus trop de surprise à y avoir, mais tout de même. Forcément, elle dira que si je la trouve jolie, c’est parce qu’elle était une sauveuse à ce moment là – c’est vraiment le cas de le dire – et donc que ça a accentué sa beauté, comme les sauveurs sont toujours beau…
Elle n’a pas eu le temps de me taper comme convenu, – petit jeu entre nous…
Fille simple à aborder, mais qui cache bien sa complexité, mais dès qu’on lui parle, on constate les traits caractérisant la Letsy du forum, ce qui est une bonne chose. Détail pratique pour ceux que ça intéresse, elle a un beau regard, malicieux.

Elle me dirigeait et j’avoue que je ne faisais pas trop attention à l’extérieur, profitant de la situation pour discuter, forcément…

Arrivé au péage du métropolitain, pour prendre le ticket, bloqué. Une personne  » balablatait  » encore et encore. On est presque resté 15 minutes à attendre. Je voyais l’heure 13h15, 13h17, 13h18, 13h19. La libération à dû se faire vers les 13h25, ce qui nous donnait le temps d’y aller, si le train avait du retard, ce que j’espérais…

Dans ce métropolitain, les gens sont morts ; ça donne en tout cas cette impression. D’ailleurs, je n’ai retrouvé cette impression qu’à Paris. Ils dorment, ont l’air de zombie se laissant transporter au gré de la machine à voyager dans le temps…
Je regardais les arrêts, par curiosité et aussi pour m’occuper l’esprit, car Letsy était devenue aussi silencieuse que moi :  Ligne 04 : Châtelet, les halles, etc, arrivée, garde le l’est : Clignancourt.

Nous sommes rentrés dans la gare à 13h45 exactement ; c’était foutu. Nous allons quand même nous renseigner à l’accueil, on sait jamais. 13h46, le TGV est parti à 13h46… Il avait bel et bien du retard, mais pas suffisamment pour supporter le  » blablatage  » de la personne au guichet pour prendre les tickets.
Tant pis, nous devrons prendre le prochain TGV prévu à 14h05.

Obligé d’appeler Azumi pour la prévenir. Bon ! Elle aura le temps d’aller chez son psychologue et de me préparer un attentat morale magnifique ( … )

Ca nous laisse le temps de discuter Letsy et moi de tout et… de tout. Nous avons d’ailleurs tellement parlé que nous nous sommes même pas tapés, mais la connaissant, je savais que c’était une feinte pour mieux me taper après. Ralala ! Je n’avais pas encore les boules à ce moment là…

Bon ! Cette fois-ci, je suis aller en avance devant le panneau d’affichage, non loin du quai, c’est d’ailleurs pratique, non mais je dis ça comme ça…
A l’heure ! Une chance. Nous partons dare-dare vers la voie numéro 03 ( il me semble ). Plus qu’à chercher la voiture numéro 20 qui se trouve forcément tout au bout.
Place 41, voiture 03, place 41…
En échangeant mon billet, on m’a proposé si je voulais être en première classe, j’ai bien évidemment accepté, en place isolée en plus, c’est-à-dire que j’étais seul, avec bien plus de place qu’en seconde donc j’ai pu mettre mon sac devant moi, sortir mon livre de Rimbaud, écouter de la musique durant les 01h24 qui me séparait de Metz ; le pied !

Le trajet s’est passé sans encombre, rien de particulier à signaler. Arrivée à Metz à 15h33.

Je téléphone à Azumi, elle me dit qu’elle arrive, effectivement, je ne tarde pas à la voir, elle avec le gros sourire qui tue ( Wow ! ) et une autre personne. Qui est-ce ! Elle m’a fait un attentat morale ( regard suspicieux ).

Ah d’accord ! Je la reconnais, bien que j’ai mis du temps, j’ai failli lui faire la bise sans savoir à qui je la faisais. J’ai dû mettre quelques minutes, quelque chose comme 05 minutes voire plus afin de réaliser que c’était le Troll, et qu’Azumi était à côté de moi. Le Troll était seul, Laure n’était pas là, ce qui n’est pas sans me déplaire car le Troll est vraiment sympathique ( Laure est la facette de cette amalgame de personnalité qui constitue le Troll et ses  » amis  » ).

Je ne sais même pas si je suis heureux ou pas, je sais juste que je suis soulagé, ça c’est sûr. Il me reste encore le bus à prendre, mais bon, je ne suis plus à ça prêt… Azumi me regarde avec un regard qui tue. Je tombe sous le charme directement, comme envoûté, non car je l’étais, je dirais hypnotisé. Je me laissais guidé lui emboitant le pas formidable.

Quand je suis arrivé à l’arrêt du bus je commençais à réaliser avec qui j’étais, quel bonheur ! Le Troll avait l’air heureux, Azumi encore plus, << toute contente >>. Je me souviens encore de son regard, son regard… Je feignais légèrement l’indifférence, maladroitement d’ailleurs, parce que j’attendais, j’attendais pour savourer ma douce vengeance…

Puis nous sommes arrivé chez elle, après 15 minutes de transport qui m’ont parut passer comme 01 minutes. Le troll avait pris mon sac à roulette avant que l’on monte dans ce bus, ce qui fut très gentleman de sa part. Je n’avais pas la force de lui résister, car le Troll était trop fort, il avait décidé que, donc c’était comme ça. Puis je dois avouer que ça m’arrangeait d’avoir les mains libres.

Chez Azumi, le chien Goliath, féroce appétit d’homo sapiens mâle m’a-t-on dit fut à la hauteur de la légende. J’ai dû esquiver le fauve par un subtile mouvement latérale qui me faisait plus ressembler à un toréro qu’à un siou.
Sa maman fut la première humain que j’ai pu voir, effectivement, là encore on m’avait dit vrai. Il y a des gens qui ont le visage de leur sympathie et de la chaleur humaine, je crois que c’est bien résumer sa maman que de le dire ainsi.

J’ai de suite posé mon sac, j’ai sorti la bouteille d’eau peu de temps après ; j’avais soif. Nous sommes allés rapidement dans la cuisine, tout le monde avait le  » smile « . Parfois des moments complices, parfois des moments de silence pas un brin lourd, qui était même salvateur à l’ambiance chaude en amitié, en amour…

J’ai parlé, j’ai dû parler le plus je crois, on m’écoutait. Il faut croire que je disais des choses intéressante, quoique pas toujours car pour sortir la vanne number one dans le classement inversé des meilleures blagues je suis le champion, j’ai même reçu pas mal de César pour cela qui arbore fièrement ma chambre…

Le temps passa vite, très vite, trop vite. L’heure avançait à grande enjambée, et il fut rapidement l’heure de partir pour le Troll. Ce fut triste, parce que je n’allais plus la revoir avant un moment, et parce que je me retrouvais soudain seul, Azumi étant parti.
Ils ont dû partir vers 18 heures, et Azumi me dit qu’elle allait en avoir pour 45 minutes, j’ai donc pris le temps, ou le temps m’a pris (…) pour que je puisse lire. Elle est arrivé à 30, un peu plus tôt que prévu, ce qui n’était pas sans me satisfaire.

Elle s’est assise à côté de moi, avait l’air un peu gêner et heureuse à la fois, moi heureux et gêné à la fois, mais c’est vite retombé ( ma gêne ). J’ai commencé à tendre ma main vers la sienne, j’avais une envie, un besoin presque vital de la toucher, ne serait-ce que sa main. Puis la distance me pesant, je l’ai  » forcé  » à venir vers moi, en se levant, puis il arriva ce qu’il arriva…

Le reste de la soirée se passa fort bien, nous avons mangé de façon très intime par des jeux de regards complice et qui en disaient long, ce qui la gênait mais elle devra s’y habituer que je me disais, car mes yeux était le pôle négatif de cet aimant des amourettes de printemps, elle le positif.

5 commentaires à “Week-end avec Azumi [ Journée 01 ]”


  1. 0 Le Troll 11 mar 2008 à 15:11

    Le Troll, c’est plus fort que toi XD
    En effet, très content…
    Le grand Syou en personne… j’ai mis qques heures à réaliser l’honneur!

  2. 1 Syou Plé 11 mar 2008 à 15:59

    Mdr !

  3. 2 Syou Plé 11 mar 2008 à 15:59

    Ca fait bizarre mais on s’y habitue crois-moi, après quelques années… Mdr !

  4. 3 eclaircie 18 mar 2008 à 10:16

    très bien écrit, c’est très prenant ton récit, cette précision dont ,je pense tu as besoin, je suis heureuse de te connaitre là, plus convivial et plus intime que le site sur lequel on s’est croisé.
    je n’ai pas toujours beaucoup de temps, mais je passerai dès que possible. à bientôt.

  5. 4 Syou 18 mar 2008 à 10:33

    Merci beaucoup !

    Je suis également heureux de te connaître ici, de te lire là, de te voir par chez moi, ce blog qui est ma maison, celle de mes rêves.

    Au grand plaisir !

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