Week-end avec Azumi [ Journée 02 ]

Journée 02 :

La nuit fut agitée. C’est souvent le cas quand je suis ailleurs, hors de chez moi. Je perds mes repères, je me lève souvent en faisant un bond ; il faut donc que je trouve l’interrupteur au plus vite, déjà que je mets un long moment avant de le trouver chez moi alors là… Heureusement j’avais prévu d’apporter la mini-Maglite offerte grâcieusement par l’entreprise où je travaille. Rassuré ! j’ai pu revisualiser l’espace.

Je me lève tôt, comme je le fais en ce moment. Azumi aussi. Nous allons vite prendre notre petit déjeuné, aujourd’hui, on va sortir. Je demande à me laver car je n’aime pas trop traîner, je n’aime pas être sale trop longtemps. Aussi tôt fait, c’est à son tour, j’en profite donc pour rouvrir mon fameux livre de Rimbaud, j’attaque une saison en enfer. C’est fort ! très fort !

Nous traînâmes un peu, discutant etc. Il est vrai que les conversations vont bon train. Nous avons toujours quelque chose à nous dire, que ce soit des discussions sur la profondeur que pouvait posséder Rimbaud ce qui transparait dans ses écrits en passant par la grandeur des femmes écrivain, leur destin tragique et leur apport à la littérature française…

Puis vers 11h00 nous avons décidé de sortir en ville. Nous ne savions pas très bien où nous allions aller mais cela ne faisait rien ; ce serait bien de toute façon ; c’est sûr. Donc nous avons pris de nouveau le bus, puis nous avons marché, marché encore et encore. J’avais froid, et vu que je devais acheter un blouson depuis fort longtemps, j’ai saisi l’occassion pour aller en acheter un, mais avant Azumi devait passer à France Loisir pour voir si un ouvrage était sorti ; ce qui ne fut pas le cas. Nous sommes donc parti très rapidement en direction d’un magasin qu’elle connaissait bien, le Courir n’existant plus, celui qui, dans la galerie marchande, se trouvait juste en face du magasin susnommé.

Comme à mon habitude, mon choix fut rapide car j’ai toujours une idée plus ou moins précise de ce que je veux avant de faire mes achats ; c’est un gain de temps. Blouson à 150€. C’est assez cher mais bon, la qualité est excellente, donc je le prends. Arrivé en caisse le monsieur me dit qu’il n’est pas 99€ finalement. Tant mieux ! c’est toujours ça de pris. Pour le coup c’est une très bonne affaire, j’adore la couleur, rayé gris bleu sur fond beige à capuche. Un coupe vent imperméable avec pas mal de poche. Il est tout doux à l’intérieur.
J’ai pu vite me rendre compte de son efficacité. Un sourire dessinait mes lèvres quand j’entendais les gens autour de moi se plaindre du froid. Il faisait 07° ce qui n’est pas si froid que cela, et avec ce superbe blouson j’avais bien chaud, en même temps c’est toujours pratique, l’inverse aurait été étrange…

Nous sommes allez ensuite dans une papeterie, notre univers. Elle était très grande, une véritable bonheur. Il y avait des outils de manuscrit, de beau objet en bois, tels que plusieurs échiquiers formidables, – même si je ne sais pas y jouer, pour l’instant – des plumes pour écrire de belles lettres en tout genre… également des stylos à plume Watterman et MontBlanc
la marque si prestigieuse. Je rêverai d’en avoir un un jour, surtout un modèle dont j’ai oublié le nom qui me plait bien, mais je crois que je vais me rabattre sur une marque inférieure, ce qui sera suffisant.
Nous nous imaginâmes en train d’écrire sur de beau cahier style ancien avec un papier d’une excellente qualité avec nos beaux stylos à plume que nous aurions réussi à nous offrir…
Un Stylo Reynolds était à la disposition ainsi que des feuilles de papier afin de l’essayé. Il avait un mode d’ouverture style Bic, en appuyant sur une de ses extrémités. J’inscrivit :  » L’homme à la plume de vent  » [...] SP
Puis, après avoir regardé à droite à gauche nous sommes allés vers le coin préféré d’Azumi : peintures et dessins. Là, elle m’a montré un papier qui ressemblait à celui dont elle se servait, avec des motifs japonnais, on a vu des pinceaux, des feuilles et cahiers à dessins etc.

Puis, nous sommes sorti continuer notre balade. Elle m’emmena dans la cathédrale St Etienne, la fameuse cathédrale ou elle avait déjà emmené le Troll auparavant. En jaune faite d’une pierre – dont je ne me souviens plus du nom – typique de la region parraît-il, comme les bus jaunes, répliquais-je en riant de ma propre blaguounette.
Elle était immense, bien plus qu’on pouvait l’imaginer de l’extérieur. Je me suis dit que je devrais réapprendre les parties d’une cathédrale, le coeur… et d’une église aussi tant qu’à faire. C’était sombre, forcément, austère mais assez jolie tout de même. L’orgue à attirer mon regard, un orgue géant. Nous avons essayé de trouver la porte pour accéder au clavier, mais elle était fermée…
Puis nous sommes ressortis, avons continué notre balade, sommes passés devant le cinéma afin de regarder ce qu’il y avait à l’affiche : Bienvenue chez les ch’ti, sans plus attendre…
Nous décidâmes d’aller voir ce dernier, qui nous semblait certes plus intéressant et plus profond…
Puis ayant mal au bas du ventre affreusement nous dûmes rentrer précipitamment.

Arrivé chez elle ça n’allait pas très fort, c’était de pire en pire. Au moment où j’ai essayé d’aller au toilette j’ai constaté qu’il m’était impossible d’uriner, trop trop mal ! Je commençais à souffrir de plus en plus. Je lui parla des urgences, sans trop songer à y aller mais bon…
Au bout de mûres réflexions j’ai bien dû me faire une raison, ça n’allait pas se passer et si ça empirait j’aurais dû prévenir une ambulance.
Ce n’était pas la première fois que ça me faisait ce genre de chose, déjà, la dernière fois à Nantes, avec Mary j’avais déjà été pris de ce genre de malaise, mais ça c’était passé. C’est le kyste qui doit faire des siennes. Il est vrai que la distance de chez moi n’arrangeait en rien mes craintes. Quelle idées aussi d’avoir un kyste au niveau des testicules…et qui se manifeste à chaque fois que je ne suis pas chez moi en plus ; étrange !

Bon ! la décision fut prise : nous étions obligé d’aller aux urgences non loin de chez elle, enfin non loin, 02 / 03 Km et dans ces conditions, ça fait un petit bout de chemin tout de même.

Arrivé là bas, l’hôtesse d’accueil nous prévient qu’il y a de l’attente, soit ! Vu le nombre de personnes dans les deux salles d’attentes, ce ne sera pas long… Une heure plus tard on nous dit que c’est à mon tour. Je n’étais pas au bout de mes peines.
Une infirmière m’emmène dans un petit cabinet et me dit de m’allonger sur le  » lit « , ce que je fis.
Elle me demande ce que j’ai, je lui dis que j’ai mal aux testicules, là dessus elle me demande depuis combien de temps, je lui réponds depuis 05 ans environ…
Elle me regarde avec des yeux suspicieux. Je lui dis qu’en fait je n’ai pas tout le temps mal, mais mes première douleur remonte à 05 ans. Elle me demande pourquoi je n’ai jamais rien fait depuis le temps contre ça. Je lui dis que je ne voulais pas me faire opérer, que j’avais peur. Elle m’a posé quelques questions habituelles ( allergie, âge… ) puis elle m’a dit que le médecin allait arriver en refermant la porte derrière elle.
Une demie heure plus tard, ne voyant personne venir je sors, après avoir bien réfléchi, et je vais vers les infirmières et je leur demande si le médecin va vraiment arriver. Elles me répondent d’un air légèrement agacé qui en disait long sur la fréquence de ce genre de question qu’il va venir, que je devais attendre…
10 minutes passent, puis 15, puis 20, puis 25, puis au bout d’une demie heure, alors que je commençais vraiment à m’endormir le voilà.
Il me demande donc ce qu’il se passe, je lui répète ce que j’ai dit à l’infirmière, il me pose la même question de temps, et je lui réponds la même chose qu’à l’infirmière…
Il me consultat rapidement, puis me dit qu’on allait faire des examens complémentaires ( test d’urine pour voir si ce n’était pas infecté, puis prise de sang )… Il repart et j’attends de nouveau dans l’incompréhension, c’est d’ailleurs ça je crois, qui est le pire… 10 minutes, puis 15, puis 20, puis 25 et au bout d’une demie heure une infirmière vient, puis une autre derrière elle.

La première je la connaissais déjà, c’était elle que j’avais vu en premier, la seconde pas du tout. J’ai de suite remarqué ( ce n’était pas dur… ) que c’était une élève, une stagiaire sûrement de par ses questions. Elle me dit d’aller uriner dans le petit pot, je lui réponds que c’était justement pour ça que je suis venu à la base, parce que je n’arrivais plus à uriner. Elle me répond que faudra bien que j’y arrive…
Bon ! j’ai donc été essayer d’y arriver, et par miracle, j’ai réussi, non sans mal. Je lui rapporte le pot tout trempé d’urine, ça lui apprendra tiens ! Elle le nettoie avec comme précaution des gants autour de ses doigts, mince !…
Puis l’autre infirmière revient. La stagiaire lui dit qu’elle va essayer de faire la prise de sang. Un sourire se dessine sur mon visage car j’avais bien envie qu’elle me fasse mal…
Alors elle y va, doucement alors qu’elle n’aurait pas dû, elle plante dans ma peau qui est en extase, mais apparement elle le fait mal, il faut enfoncer plus, oh oui ! mais après elle est obligé de retirer, puis elle doit réenfoncer et se trompant encore enfoncer plus, puis retirer. J’avoue qu’à ce moment je jouissais silencieusement, mais malheureusement, la dernière fut la bonne. Quoique, elle dit à l’autre infirmière qu’elle allait replire trois petits verres ce qui n’était pas sans me plaire… Elle me demanda trop souvent si ça allait avec une voix et une façon de parler qui m’a d’un coup rajeuni de deux dizaines d’années…

Puis elles repartent sans mots… 10 minutes, 20 minutes, puis 30, puis 40 alors là je retourne or de ce cabinet et rebelotte… J’en pouvais plus, et Azumi qui attendait, injoignable étant coincé, ne pouvant la rassurer à cause d’un souci de battérie. Alors je retourna m’allonger, un peu agacé. Passa 10 minutes, puis 15, puis 20 et là, surprise, le médecin revient. Il me dit que les tests sont négatifs. Puis il me dit qu’il doit encore aller préparer ma sortie. J’ai bien cru que j’allais craquer, mais c’était la dernière ligne droite, je devais tenir pour les chourmos dans mon cas, mes frères de galère.

Il est vite revenu et, quand il m’a dit que j’étais libre, j’ai mis du temps à le comprendre, alors je le regardais, et lui me regardait avec les infirmières. Euh… c’est bon ? Lui répondis-je. Oui oui, dit-il ! Je suis donc allé rejoindre Azumi tout confus. Quand je lui ai demandé si ça allait, si ça n’avait pas été trop long, elle me répondit que non, ça allait. J’ai eu dû mal à la croire mais elle était sincère. Je lui ai donc dit que c’était vraiment un ange…

Nous sommes vite retournés chez elle, nous avions faim. Sa maman n’ayant rien préparé ce soir-là, nous sommes parti au restaurant en amoureux. Le reste de la soirée après cela c’est très bien passé, mis à part que j’avais encore un peu mal. Le médecin m’avait prescrit des médicaments, nous irons les chercher demain…

0 commentaires à “Week-end avec Azumi [ Journée 02 ]”


  1. Aucun commentaire

Laisser un commentaire


Syou Plé vous souhaite la bienvenue !

Laissez-vous guider...

Pour que chaque jour compte

mars 2008
L Ma Me J V S D
« fév   avr »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

Une belle contradiction

Une belle contradiction

Notre plus grand combat nous oppose à nous-même !

Notre plus grand combat nous oppose à nous-même !

  • Album : Mes chiens
    <b>45.jpg</b> <br />

Sondage

Que pensez-vous de ce blog ?

Voir les résultats

Chargement ... Chargement ...

Vous devez être connecté à votre compte pour me contacter

Visiteurs

Il y a 2 visiteurs en ligne

Petit Rappel

Conformément au code de la propriété intellectuelle (loi n° 57-298 du 11 mars 1957). Il est interdit d'utiliser et/ou reproduire et/ou représenter et/ou modifier et/ou adapter et/ou traduire et/ou copier et/ou distribuer, l'un des quelconque éléments – photos, poèmes, articles personnels – publiés sur ce blog de façon intégrale ou partielle, sur quelque support que ce soit – électronique, papier ou tout autres supports – sans l'autorisation expresse et préalable de l'auteur. Blog créé le 21 janvier 2 008 – Dixcrétion – tous droits réservés -

cornillonchristophe |
Les Livres de Loïc ! |
UN PEU DE POESIE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Franck Bellucci
| Les maux du coeur
| Mes mots...