La haine

 

La haine dans 28 - Philosophie la_haine

 

Parfois, même quand vous ne vous y attendez pas vous la voyez, elle est là, elle vous attaque soit bien en face, soit de dos, mais elle est là, vous pouvez la voir, la sentir, elle vous blesse, ou elle vous tue, mais vous la voyez, sans forcément l’avoir vu venir : c’est la haine.

 

  • D’où vient-elle ?
  • Quel est son parcours ?

La haine est vieille, aussi vieille que l’humanité c’est-à-dire des millions d’années. Aussi vieille que l’amour car ça va de paire. Nous aurions pu et nous pourrions croire que cette haine régresserais avec l’intelligence des Hommes grandissante, notamment grâce aux nouvelles technologies mais non, au contraire, grâce à tout ceci, la haine prend plus d’ampleur, la haine se propage plus vite et fait plus de dégâts.

 

  • Pourquoi cette haine ?

Il est difficile parfois de comprendre pourquoi la haine s’abat sur nous. D’ailleurs, il est peu fréquent que nous nous réveillons et que nous sachions que cette haine va s’abattre sur nous aujourd’hui, va nous blesser, ou nous tuer. Il est encore moins fréquent sans doute, que l’on se lève en se disant : << Tiens ! Aujourd'hui. Si j'allais répandre un peu de haine ! Quelle bonne idée ! >> et voir apparaître un sourire et voir notre visage soudainement radieux en pensant à cette idée et en songeant à tous les malheurs que nous pourrions engendrer.

On ne s’y attend pas. On ne le prévoit pas forcément. Elle peut s’abattre sur nous, comme ça, sans crier gare. Des yeux se posent sur nos mots ou des oreilles les entendent, une ou des personnes ressentent des choses et, elles interprètent ces choses directement par rapport à leur passé. Certaines personnes en rirons, d’autres serons vexés, d’autres en colère et d’autres auront le sentiment de vengeance.

Cette vengeance sera le début du sentiment de la haine, cette vengeance donnera à son auteur l’envie de déverser sa haine qui ne vient pas forcément directement de ses mots, mais bien souvent d’un passé et la plupart des personnes ne se connaissant pas assez ignorent ce phénomène, donc elles songeront que l’attaque, le malaise ressenti justifiera ce déversement de haine. Tout cela partant de leur interprétation.

  • Qu’est-ce que l’interprétation ?

L’interprétation serait liée directement à notre enseignement. Cet enseignement est donc lié à l’éducation, l’école, les médias, la famille, l’entourage, les amis etc. C’est ce que notre cerveau à enregistré depuis que nous sommes nés.

Depuis que nous sommes nés, nous avons toujours entendu qu’une couleur, le vert par exemple, se nommait ainsi, donc une image correspond à un mot, ce lien est devenu un fait et comme le disait Mark Twain ( approximativement ) : L’ignorance est dangereuse mais nos certitudes le sont encore plus.

Pourquoi nous poserions-nous des questions sur cette couleur ? Pourquoi ne le ferions-nous pas… ?

La couleur c’est comme nos agissements, si nous ne nous posons pas de questions, comment savoir si ils sont bons, et surtout, si ils sont fondés ?

Le grave problème dans l’interprétation est de tenir comme un fait, ce qui n’en ai pas vraiment un tout compte fait. C’est aussi manquer d’objectivité et écarter plus ou moins intentionnellement des faits à décharge de l’accusé, la victime de nos actes qui n’est d’ailleurs pas une victime pour nous, c’est donc aussi en ça que nous faisons erreur.

Quand on voit l’autre comme un bourreau, il est évident que cela va perturber tout notre champ de vision et notre perception, donc notre interprétation. Nous aurons une vision  » daltoniènne  » des faits, ou les couleurs seront pâles dû au fait que l’on a omis plus ou moins volontairement des informations.

Je rencontre souvent ce schéma :

Imaginons qu’un ami, de confiance donc, me dise qu’il lui ai arrivé une embrouille avec une autre personne. Donc il relate un fait, l’embrouille, il y a des chances pour que cela soit vrai, pourquoi l’inventerait-il ? Donc on l’écoute pour en savoir plus. Il va nous donner son point de vue sur l’incident, par rapport à son expérience, par rapport à son interprétation et sa perception.

La perception c’est comme si on se mettait devant un mur d’un maison carré, assez proche car cette proximité représente l’implication, disons à deux mètres du mur. La personne en tournant la tête pourra voir le mur dans son entier, mais, comment pourra-t-elle être précise sur la dimension de la maison à cet emplacement. C’est pourquoi il sera préférable d’avoir un autre avis, celui de l’autre personne qui sera placé comme elle devant un autre mur.

Demander l’avis de cette personne en plus de notre ami et, ensuite, se faire son avis c’est ce qui devrait se faire dans la logique, car, comment se faire un avis sur la taille et la forme de la maison sans cela ? Si nous pesons pas le pour et le contre, en essayant d’être objectif, nous pourrions tomber sur une maison triangulaire, ainsi, en ajoutant nos propres conclusions les plus objectives possibles, nous aurons trois points de vue, ainsi, on sera en mesure de dire si la maison nous semble être un carré ou pas.

Il est vrai qu’il pourrait manquer un pan de mur, c’est pour cela que si nous le désirons, nous pouvons aussi demander l’avis de quelqu’un qui est extérieur à ces deux personnes de bases, ainsi, notre avis ne sera pas parfait, non, mais sûrement plus objectif que de se contenter que du premier avis.

Cela vous parraît normal de le faire ? Pourtant beaucoup de gens que je côtoie se contentent que d’un seul avis. Il faut faire la différence entre confiance et logique. Il ne s’agit donc pas là d’un problème de confiance, mais d’un problème de logique. La personne devant le simple mur ne peut être objective par sa vision de la maison donc soit on essaie de réunir suffisamment de personne pour que l’objectivité soit au mieux, ou soit on demande à une ou deux personnes étant suffisamment éloigné de la maison ( embrouille ) pour nous donner leur vision qui sera sans doute plus juste.

  • Que faire contre la haine ?

Cela dépend. Que faites-vous d’habitude ? Là, vous me direz n’y étant pas impliqué et dans l’état de calme auquel vous êtes que vous essayé de discuter calmement, mais le faites-vous réellement tout le temps ?

Une petite histoire que je vais vous raconter de tête symbolise bien la difficulté dans laquelle nous pouvons nous trouvez, là, le comportement du sage, – je me permets de le nommer ainsi – en dit long sur ma façon de penser.

Il était un fois un sage dans un village non loin de la montagne. Il avait pour habitude de descendre au village chaque matin pour aller chercher les provisions pour le jour même. Dans ce village qui était très tranquille vivait une bande de jeunes nouveaux venus, les terreur de ces lieux. Les gens ne savaient pas vraiment quoi faire devant cette montée soudaine et inhabituelle de la violence dans cet endroit si paisible auparavant.

Il devait passer par la place principale car la superette s’y trouvait, et ces jeunes gens s’y trouvait également. Au début ce n’était que paroles de plus en plus grossières au fil des jours, et très rapidement ce fut des bousculades bien entendu volontaire, et puis des coups voyant que le vieil homme n’y prêtait pas d’attention et donc, était une proie très facile.

Un matin, alors qu’ils étaient en train de frapper le vieil homme à terre, celui qui devait sans doute être le chef demanda : << Eh vieux ! Pourquoi ne dis-tu jamais rien ? Pourquoi ne te défends-tu pas ? >> Celui répondit ces seuls mots : << Je ne peux donner ce que je ne possède >>.

C’est histoire est tirée d’un livre de Paulo Cohelo et j’ai vraiment adoré la lire. Elle illustre bien que si nous répondons à la haine par la haine, c’est aussi parce que nous en possédons, en fait, nous nous servons de l’autre comme d’un récipient à colère et à haine.

Se connaître c’est donc important. Ca nous permet de savoir quels sont nos points faibles, et surtout, de faire la part des choses entre la colère justifiée et sa proportion de celle qui ne l’est pas ou qui prend des proportions injustifiées à l’attaque.

J’avais trouvé un texte sur internet qui schématisait bien le processus de la colère ou de la haine et ce que je faisais à l’époque, et aussi ce que je ne devrais pas faire. Je vais essayer de vous le restituer toujours de tête car je ne le trouve plus :

Il faut imaginer que nous ayons des niches blanches pour des colombes blanches et des niches noires pour des colombes noires. Les niches et colombes blanches sont les bonnes actions ou l’absences d’actions, l’abstinence et les noires sont la colère, la haine.

Quand quelqu’un vous en veut, il va déverser le poids de sa colère contre vous, et libérer une de ses colombes noires pour aller rejoindre une niche noire qui est en vous. Quand vous répondez à la colère par de la colère, vous libéré une colombe noire et donc, la sienne pourra se loger dans la niche noire ainsi libéré et inversement. Vous nourrissez donc la colère de l’autre et ainsi, vous vous faites du mal tous les deux.

Mais, si vous ne fait rien ou si vous lâchez une colombe blanche, ainsi, sa colombe noire ne pourra pas loger dans une niche noire et, si il lui prend l’envie de libérer une colombe blanche, la vôtre, pourra s’y loger et inversement, ainsi, vous vous ferez du bien mutuellement, ou au moins pas de mal si vous n’avez libéré ni colombe noire ni aucune colombe blanche.
Sa colombe reviendra à sa niche chargée du poids de la colère qu’elle transportait en elle. Ce texte symbolise bien la bonne action à avoir. Je ne le suivais pas auparavant, enfin, pas ce qu’il enseigne et je lâchais des colombes noires au gens qui m’en lâchaient, je me faisais beaucoup de mal et j’en faisais sûrement aussi. Depuis ça va beaucoup mieux, je vais même à lâcher des colombes blanches car, ayant fait un travail sur moi-même j’ai de moins en moins de colombes noires au fond de moi, et puis, je ne peux pas donner ce que je n’ai pas.

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