La dependance affective

La dependance affective dans 30 - Psychologie - Sociologie... Abandon

 

Il n’y a pas d’appellation de « dépendance affective » dans le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, le DSM-IV. Il faut plutôt regarder du côté de la « personnalité dépendante ». C’est une maladie évolutive qu’on ne peut éliminer, mais dont on peut arrêter l’évolution. La dépendance affective, enracinée dans la carence affective, n’est pas seulement qu’un désordre affectif, elle est un désordre de la personnalité, dont l’affectivité, au plan de la psychologie, n’est qu’un aspect, l’autre aspect étant celui du caractère, très lié avec l’hérédité biologique et les facultés rationnelles. Elle apparaît au début de l’âge adulte, prenant plusieurs formes, et ses conséquences ne cessent de s’aggraver si elle reste incontrôlée.

 

  • La nature :

 

On la décrit comme « un besoin général et excessif d’être pris en charge et qui conduit à un comportement soumis et « collant » et à une peur de la séparation ». On voit dans ces relations affectives ou amoureuses excessives, qu’une personne en arrive à n’exister que par l’autre. La personne qui aime l’autre sacrifie tout pour son amour : ses biens matériels, son corps, sa santé, sa pensée personnelle, sa liberté intérieure, sa culture, ses convictions les plus profondes ( morales, croyances religieuses, … ). La personne souffrant de dépendance affective se sent totalement impuissante à se faire aimer parce que, elle en est venue à la conviction qu’elle ne valait pas la peine d’être aimée. Elle voudrait bien se convaincre qu’elle peut réussir à se faire aimer, qu’elle réussira, adulte, ce qu’elle n’a pas réussi lorsqu’elle était enfant. Un âpre combat commence alors entre la partie qui se dit qu’elle « ne vaut pas la peine d’être aimée» et celle qui veut « absolument mériter cet amour». Elle a un immense besoin d’être aimée. Ce besoin d’être aimée est si impératif en elle qu’il lui commande d’acheter l’amour de l’autre, quel qu’en soit le prix = c’est destructeur pour la personnalité donc pour sa vie personnelle.

 

  • Les différences espèces :

 


La dépendance affective qui comporte à différents degrés. On peut être un dépendant affectif en dehors d’une relation de couple comme par rapport à un ami, à un parent, une personne du même sexe, etc.…


• La dépendance parentale


Des parents dépendent de leurs enfants, en ce sens qu’ils paient l’amour de leurs enfants par une démission de leur responsabilité de parents. Pour être aimés de leurs enfants, ils sacrifient leur autorité, surtout dans le domaine de l’éducation. Ils éprouvent une peine très vive de voir leurs petits, s’éloigner d’eux et même de les bouder. Leur cœur s’affole à l’idée de perdre, à tout jamais, leur affection. Pour obtenir la soumission de leurs enfants. Ils les traitant comme leurs supérieurs ou comme leurs égaux. Les capitulations des parents devant les caprices, les exigences déraisonnables, les manipulations, les crises des enfants se font toujours au nom de l’affection, de l’amour, de la tendresse. Cela peut prendre de graves proportions.


• La dépendance infantile


Tous les enfants sont des dépendants affectifs, et cela est normal. Sans l’affection de leurs parents, et une affection qui leur apporte la sécurité, l’équilibre et la joie de vivre, les enfants ne peuvent se développer d’une façon harmonieuse. Les enfants ont un besoin naturel, essentiel à leur croissance, d’être aimés et de se sentir aimés. Ils ont besoin d’être protégés, consolés lorsqu’ils souffrent, et sécurisés face leurs peurs.
Il arrive assez souvent que des parents ne savent pas aimer leurs enfants, soit en usant envers eux d’une sévérité excessive, qui tue en eux la confiance et l’amour, soit en ne manifestant pas à tous la même affection, comblant les uns de tous leurs égards et en privant les autres. ( Ex : négliger son frère ou sa sœur, qui enregistre le manque d’attention dont il est l’objet plus ou moins comme un rejet. ) Il est naturel que des enfants qui reçoivent constamment blâmes et reproches et jamais d’encouragement pensent qu’ils ne sont pas aimés de leurs parents, et que peut-être ils ne sont pas dignes d’être aimés par personne. La carence affective dont souffrent les enfants dès leurs plus tendres années en fait des candidats à la dépendance affective, qui leur fera rechercher plus tard de toutes sortes de manières, l’affection dont ils auront manqué.
- Les enfants qui ne se sentent pas vraiment aimés, bien que parfois ils puissent être comblés de gâteries, développent pour être aimés divers modes de survie. Au fond d’eux-mêmes, ils cherchent désespérément la forme d’affection à la fois tendre et virile, apte à les sécuriser, à les pacifier et à les valoriser. Privés de l’affection paisible, ferme, sûre, dont ils ont besoin, sans pouvoir l’exprimer, ils s’estiment sans valeur, indignes de toute considération et ce sentiment peut engendrer en eux la honte d’exister. Rien n’est plus douloureux pour un enfant que de se sentir indigne, coupable d’exister, que d’avoir honte de lui-même.
- D’autres enfants se donneront tous entiers à ce qu’ils entreprendront et deviendront perfectionnistes. De tout ce qu’ils font, jamais rien n’est assez bien, assez parfait à leurs yeux. Certes, l’effort qu’ils déploient pour être appréciés et véritablement aimés, obtient des résultats, mais pas ceux escompté car, pour peu que leurs excès sont encouragés, ils ne sont jamais satisfaits d’eux-mêmes. D’où épuisement des forces, découragement, dépression et souvent régression, c’est-à-dire incapacité de faire aisément les choses faciles.
- D’autres enfants, ne se sentant pas aimés, développeront en eux des sentiments de colère. Ils en veulent à leurs parents, non sans raison. Être rebelles, faire des mauvais coups, c’est leur manière d’attirer l’attention, et de compenser leur souffrance intérieure née de leur carence affective. Ce sont des êtres blessés, qui blessent à leur tour leurs parents et se révoltent contre toute autorité, perçue comme source d’injustice et de souffrance.
- D’autres enfants s’isolent dans leur monde intérieur où ils entendent se mettre à l’abri des heurts et des blessures. La peur de souffrir davantage du manque d’affection les pousse à fuir le monde extérieur. Ils s’enferment en eux-mêmes, se refusent à s’ouvrir aux autres ; ils disent ne pas avoir confiance en personne.
- D’autres enfants attireront sur eux l’attention et des soins particuliers, par le biais de malaises, apparaissant comme des maladies, surtout d’ordre digestif. Il n’y a pas de doute que l’insécurité affective à laquelle sont soumis des enfants extrêmement sensibles puisse les rendre physiquement malades.
- D’autres enfants plus costauds attireront sur l’attention par un comportement exubérant par la bouffonnerie. Ils joueront le personnage du bouffon pour être écoutés, considérés, estimés. C’est comme une distorsion de leur vraie personnalité.


• La dépendance affective entre personnes de même sexe


Elle peut aussi vicier les relations de personnes de même sexe. Certaines amitiés, ne comportant pourtant aucune déviation sexuelle, sont quand même très malsaines, lorsqu’elles subordonnent entièrement une personne à l’autre, lorsqu’elles aliènent la liberté de l’une ou de l’autre personne, ou des deux. L’ami veut alors tellement conserver l’amitié de son ami, qu’il lui sacrifie, avec sa liberté, son identité personnelle. L’un ne peut plus se passer de l’autre : l’autre devient sa raison de vivre. Certaines personnes s’attachent ainsi tellement l’une à l’autre que la seule perspective de la séparation les jette dans un profond désarroi intérieur, dans l’angoisse.


• La dépendance amoureuse


Le descriptif de la dépendance affective amicale est imputable également à la dépendance amoureuse, à la différence que dans les relations de couple chacun cherche à combler leurs besoins affectifs mutuels. De plus, cette maladie comprend un besoin compulsif de sexe, une préoccupation permanente pour le romanesque, les aventures sentimentales ou le fantasme. Cette dépendance amoureuse se manifeste donc par un comportement obsessionnel ou compulsif, soit sexuel, soit émotionnel ( ou les deux ), dans lequel les relations ou l’activité sexuelle sont devenues de plus en plus destructives pour le travail, la famille et le respect de soi.
Lorsque le partenaire est tombé(e) amoureux (se), il apporté toute cette attention dont le dépendant était inconsciemment assoiffé(e) : ce sentiment de toute puissance qu’apporte la fusion avec l’être désiré. Dans la dépendance, on en vient à compter excessivement sur une personne déterminée pour assurer notre bonheur. Le bonheur d’être reconnu, apprécié produisant souvent l’attente inconsciente du Prince Charmant. Ainsi l’une des caractéristiques d’une relation basée sur la dépendance affective, c’est qu’à tour de rôle chaque membre du couple se retrouve dans la peau de la victime, puis dans celle du bourreau, étant parfois le sauveur, parfois le sauvé, parfois le dominant et parfois le dominé. Au début de la relation, on peut penser qu’il ne s’agit que d’une période d’adaptation, mais il n’en est rien. Plus le temps passe et plus ces rôles sont présents dans cette relation difficile. On ne distingue pas toujours qui joue quel rôle parce que, dans ce type de relation, les personnes deviennent manipulatrices, employant des moyens comme la maladie, la faiblesse, la pitié ou toute autre forme de chantage émotionnel. Celui qu’on perçoit comme le bourreau est parfois, au contraire, la victime. La victime, elle, exerce peut-être depuis des années un contrôle sur son partenaire, sans même que celui-ci en soit conscient. Il est cependant possible qu’une relation avec un dépendant affectif devienne plus saine. Mais pour que cela se produise, il faut absolument que les deux personnes reconnaissent le problème et acceptent d’y travailler, et qu’une fois guéries elles décident de se choisir à nouveau, mais cette fois pour des raisons plus positives. Le travail à effectuer oblige presque toujours ces personnes à se séparer pour un certain temps car, pour se libérer de la dépendance affective, il faut d’abord apprendre à vivre seul, heureux et en paix avec soi-même.

 

  • Les causes principales rencontrées :

 

Enfant, on a besoin d’être regardé avec attention, écouter, touché, qu’on lui parle, d’être encouragé et reconnu dans ses particularités. Un manque de reconnaissance, un amour insuffisant, crée chez l’enfant un manque à combler et prépare le terrain à la dépendance. La personne souffre parce que ses besoins fondamentaux d’enfant n’ont pas été comblés de façon satisfaisante. Il n’est pas nécessaire qu’on se souvienne que ses besoins n’ont pas été comblés pour souffrir d’une telle carence émotionnelle. C’est même plutôt le contraire qui se passe. L’enfant pour tenter d’obtenir un peu plus d’attention la personne c’est très lentement conditionné à plaire à tout prix et à satisfaire les autres. Il s’est inoculé une drogue mentale que sont les besoins excessifs d’être appréciés et approuvés avec ses dérivés ou autres poisons que sont les besoins de réussite sociale de prestige et de pouvoir. En prenant l’habitude de plaire, l’enfant lutte contre la crainte d’être abandonnés, …
Adulte, la dépendance affective devient un frein à l’évolution car l’Homme est un être autonome autant physiquement qu’affectivement. Attendre de quelqu’un qu’il apporte ce dont on a besoin pour être heureux est le meilleur moyen d’arrive a créez une base instable qui peut s’écrouler à chaque instant. C’est dangereux car on place notre base à l’extérieur de nous-mêmes et on ne peut rien contrôler.
Pour découvrir les causes lointaines de la dépendance affective des adultes, on ne pourra jamais se dispenser de remonter à l’enfance.

Les symptômes de la personnalité dépendante La dépendance affective n’est pas un malaise qui se déclare ouvertement du jour au lendemain. Elle s’installe dans au quotidien, au rythme des contraintes, des doutes et des causes d’insécurité. Il existe cependant des indices de ces comportements dépendant qui incite à réviser la dynamique des relations.


• Le besoin de contact constant


Le téléphone est votre meilleur ami. Ceux et celles qui souffrent de dépendance affective ont besoin de rester en communication presque constante avec l’objet de leur obsession. Et s’il leur est impossible de le rejoindre, ils ne peuvent plus fonctionner. D’ailleurs le sujet éprouve un besoin pressant de renouer avec la personne s’il y a rupture de contact et va même jusqu’a éprouvé des symptômes tels que l’insomnie, une augmentation ou diminution d’appétit, des crises de larmes, etc.


• Tout ou rien


Au plan émotif, la personne dépendante est instable. Elle est dominée par ses émotions, qui la font souvent passer d’un extrême à l’autre, sans raison apparente. Elle a par suite beaucoup de peine à avoir un comportement et des réactions modérées; elle est donc excessive, tantôt en joie, tantôt en tristesse, tantôt en douceur, tantôt en colère. La personne dépendante est portée à des colères intenses et inappropriées ayant diverses causes. Ce peut être pour se protéger elle-même d’agressions réelles, mais le plus souvent d’agressions qu’elle vit ou revit intérieurement. Ce peut être parce qu’elle est fâchée contre autrui, qui l’empêche d’être elle-même. ( Ex : C’est l’amour fou, la plus grande passion mais dès que quelque chose cloche, c’est la catastrophe. On se dit prêt à opter pour la rupture à la moindre provocation. )


• Vivre à travers l’autre


Un des symptômes les plus évidents est un manque flagrant d’intérêt pour sa propre vie. Soudainement, tout ce qui importe, c’est l’autre. Celui qui souffre de dépendance affective vit donc la vie de son partenaire, par intérim, et c’est pourquoi sa relation devient si primordiale.


• S’effacer pour laisser toute la place à l’autre


La dépendance affective se manifeste également par un besoin de s’effacer, de ne pas nuire ou de déranger. Cela découle évidemment de l’idolâtrie de l’autre, et du désir profond de ne pas entrer en compétition avec l’autre. Elle a donc du mal à exprimer un désaccord avec l’autre de peur de perdre son soutient ou son approbation. ( Ex : Ne pas tenir compte d’une crainte réaliste de sanctions. ) Dans ce critère diagnostic, on distingue une personnalité caméléon. ( Ex : elle renie sa propre opinion, son propre sentiment, n’objecte jamais. C’est comme si elle fondait dans le décor. )


• La dignité


C’est fou comme on se libère de toutes nos inhibitions lorsque l’intégrité du couple est en jeu. On n’hésite pas à recourir aux larmes, aux cris, aux menaces, à la crise en bonne et due forme, bref aux pires bassesses pour attacher l’autre, pour garantir sa fidélité ou tout simplement sa disponibilité.


• L’énergie


Elle a du mal à initier des projets ou à faire des choses seul par manque de confiance en son propre jugement ou en ses propres capacités plutôt que par manque de motivation ou d’énergie. Il est très difficile pour la personne de choisir. Le sujet a donc du mal à prendre des décisions dans la vie courante sans être rassuré ou conseillé de manière excessive par autrui.
C’est inouï comme on se trouve des ressources lorsqu’on est prise de panique amoureuse. Si l’imagination est souvent la cause de nos conflits, elle est aussi très fertile pour trouver des stratégies d’attaque ou de défense.


• Le dévouement acharné


Elle ferait n’importe quoi pour lui et vice versa. Elle cherche à outrance à obtenir le soutien et l’appui d’autrui, au point de se porter volontaire pour faire des choses désagréables. ( Ex. : Tout faire, même si c’est contraire à ses valeurs profondes, pour se faire aimer ) Les personnes abandonnent tout ce qu’elles avaient de plus important notamment la famille et les ami(e)s) pour ne pas déplaire à leur nouvelle conquête. Elles l’ont fait avec plaisir jusqu’au jour où elles ont constaté qu’elles avaient fait tout ça pour rien.


• Le phénomène d’isolement


Tout bon rapport de dépendance implique un certain niveau d’isolement : pour protéger son illusion de bonheur, pour se rendre encore plus indispensable à l’autre.


• Aimer pour deux


Même confrontée à l’infidélité, au flagrant désintéressement de l’autre, elle demeure convaincue que la relation est possible, qu’elle l’aime assez pour deux et qu’il apprendra à l’aimer. Elle s’accroche désespérément à de futiles indices de tendresse et réussit à se convaincre que les choses rentreront dans l’ordre.


• Regard


La personne ne se préoccupe que du regard des autres : la réaction des autres – réelle ou imaginée – devant ce qu’elle est et devant ce qu’elle fait détermine sa conduite. Cela démontre que la personne manque de confiance en elle-même, souffrant un complexe d’infériorité. Ce manque de confiance influence sa pensée, son jugement et la paralyse dans ses activités. La personne dépendante se sert du sexe pour compenser son manque d’estime de soi, de dignité et de support.


• Le mal être


La personne éprouve, très fréquemment, un douloureux sentiment de vide et d’ennui. Cette profonde tristesse peut l’engager à fuir, à se fuir elle-même, dans toutes sortes d’activités extérieures ou dans des idées suicidaires car la souffrance semble sans issue. D’ailleurs, la personne est préoccupé de manière irréaliste par divers craintes, notamment celle d’être laissé seul, la perte sa sérénité et sa stabilité émotive suivent.


• Réalité / fiction


La personne dépendante se laisse manipuler et abuser, et elle aussi manipule les autres. Parce qu’elle veut obtenir à tout prix ce qu’elle désire, elle ne discerne pas la vérité du mensonge dans les histoires qu’on lui raconte : elle se fait donc tromper. Et de son côté, parce qu’elle se débat dans un mensonge intérieur concernant l’actualisation de son désir de bonheur, elle manipule les autres.

Source : Le net

25 commentaires à “La dependance affective”


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  1. 0 Sandrineloy 6 avr 2008 à 14:03

    Je me suis reconnue dans plusieurs catégorie…très interessant,Merci pour toute ces infos;..

    Dernière publication sur Blogeloy : Jamais je ne pourrais te dire adieu

  2. 1 Syou Plé 6 avr 2008 à 16:10

    A vrai dire je m’en doutais… ;)

  3. 2 Zoe 17 avr 2008 à 14:20

    D’accord je suis dependante, et maintenant quoi faire? On peut rennoncer a l’alcohol, les drogues, etc ne plus y toucher, mais comment faire?, il faut arreter d’aimer por toujors aussi?

  4. 3 Syou Plé 17 avr 2008 à 15:55

    Bonjour,

    La dépendance affective est une carence, une carence c’est un manque. Pour imager c’est comme si on avait un trou en nous, ce trou étant le manque, ce qu’on aurait dû avoir et qu’on a pas eu. Il est déjà bon que vous le reconnaissiez. Ce trou doit être comblé. Vous aurez peut-être remarqué que vous devez attirer le même genre d’homme, ce qui est tout à fait logique. Je ne sais pas si cela vous plait ou pas.

    Quoi qu’il en soit vous devez combler ce manque par deux façons :

    - Soit demander aux personnes ( vos parents ) de combler ce manque en leur expliquant que vous en avez souffert. Il est fort possible qu’ils ne savent pas comment faire, apprenez leur. Je sais que c’est simple à dire, mais en ce qui me concerne, j’ai dû le faire et ça a bien marché.

    - Soit vous devez trouver une personne, un homme qui sera en mesure de combler tout ceci. Expliquez-lui bien vos besoins, vos attentes, sans doute fera-t-il un effort.

    Une fois que ceci sera fait, vos manques, petit à petit seront comblé. Vous garderez toujours les traces d’une dépendante affective, mais au fil du temps ça se verra de moins en moins.

    Il faut aussi changer certains aspects typiques des dépendants affectifs comme le fait que vous ne vous affirmez pas car pour vous le rapport entre la contradiction d’autrui ( par exemple ) signifie ne plus aimer. Vous voyez ? On peut s’affirmer, dire ce que l’on pense, ne pas être d’accord avec les autres, cela ne signifie en rien qu’on ne les aime pas.

  5. 4 Zoe 24 avr 2008 à 19:39

    merci beaucoup!

  6. 5 Couguar 3 mai 2008 à 17:56

    Je connais la dependance affective car ma femme est comme cela, depuis la naissance de notre fils c’est pire et il y a 10 jours elle m’a declarer ne plus m’aimer pour la xieme fois. Cette fois je l’ai prise aux mots et la procedure de divorce est lancée. J’ignorais jusqu’a aujourd’hui la dependance affective et aimant ma femme du fond du coeur je cherche desesperement comment l’aider a s’en sortir et sauver notre couple. Malheureusement si bcp d’article parle de la DA aucun ne semble evoquer de solution pour en sortir tout en sauvant son couple. merci de m’aider si vous le pouvez

    couguar73@hotmail.com

  7. 6 Syou Plé 3 mai 2008 à 18:42

    Bonjour,

    Il va m’être difficile de vous aider par e-mail car je manque cruellement de temps.

    Cela dit nous pouvons entamer un début de solution ici. Je sais que chaque cas est différent mais étant dépendant affectif et ayant trouvé partiellement et étant toujours en recherche de solutions pour aller mieux je peux essayer de vous montrer ma façon de faire et ce que j’en pense.

    Tout d’abord cet article plus haut ne vient pas de moi, mais j’ai trouvé qu’il expliquait bien la chose sans donner, c’est vrai, de solution concrète pour en sortir.

    Sans doute faut-il suivre une thérapie comportementale.

    Comme je l’ai expliqué plus bas et comme c’est écrit dans l’article, la dépendance est une façon de combler un manque ( une carence ) par une autre carence et si possible, la plus proche de la carence en question, bien que parfois, dans certains cas, par rapport aux carences, la façon de combler peut-être très éloigné du manque de base.

    J’ai aussi remarqué que les dépendants affectif plaçait les autres dans une importance surdimensionné en leur mettant une charge sur les épaules inhabituelles, une charge bien plus importante qu’ils ne peuvent gérer. Ceci explique en partie les conflits.

    Si on prend la vie de la personne dans son ensemble, nous pourrons vite remarquer que l’autre à une place très importante, trop importante, c’est la base de la dépendance. La personne dépendante ne se construit pas elle-même, mais se construit à travers l’autre.

    La confiance en soi va de paire avec cette pathologie. La personne doit commencer par réapprendre ou apprendre son environnement. Elle doit se situer moralement et physiquement vis-à-vis des autres. Elle doit donc savoir où elle se situe, et pourquoi. Ensuite, savoir comment elle devrait se situer, et où devrait-elle se situer. Ainsi, elle va comprendre facilement les failles de son comportement.

    La personne dépendante affectif se situe au sein des autres, mais n’a pas de place morale normale vis-à-vis de ces autres ; c’est à cause du manque d’affirmation de soi.

    Concrètement la personne peut ne pas donner son avis, on caresser les autres dans le sens du poil parce que pour elle, désaprouver l’autre c’est ne pas lui montrer son amour, voire ne pas l’aimer. Ou partir avec quelqu’un d’autre, lors d’une soirée parce que vous avez vous une vie, c’est ne pas l’aimer elle.

    En fait, pour ce dernier exemple, la personne peut réagir ainsi car ce comportement normal de votre part, lui fait du mal, donc vous ne l’aimez pas se dit-elle or c’est faut.

    Dans cet exemple on voit qu’elle a un défaut de perception vis-à-vis de son placement physique ( loin de vous, loin d’elle-même ) et morale ( loin d’elle-même, loin de sa vie ).

    C’est pour cela que commencer par s’affirmer, c’est dans ce cas, commencer à changer sa perception et donc son placement morale et physique qui peut devenir inverse comme : loin de vous, proche d’elle-même tout de même et loin d’elle-même, proche d’une évolution qui pourrait lui faire peur actuellement, le nouveau peut faire peur.

    Ceci est déjà un début. Si vous avez d’autres questions…

  8. 7 Couguar 3 mai 2008 à 18:56

    ca ne me dis pas vraiment quelle attitude adopter pour ne pas lui nuire ou amener de l’eau a son sentiment que je suis l’ennemi. Comment etre present pour lui montrer mon amour et distant pour lui permettre de se  » retrouver  » ?

  9. 8 Syou Plé 3 mai 2008 à 19:34

    C’est ce que j’ai essayé d’expliquer en ce qui la concerne. Elle doit se retrouver, c’est vrai.

    Tu dois découvrir avec elle ce qu’elle ressent exactement dans les situations de la vie, ainsi, elle se rendra compte que le mal que vous lui provoquez ne vient pas de vous, mais de son enfance.

    Vous devez continuer à discuter avec elle, la rassurer car elle en a besoin et elle, elle doit s’épanouir dans ce qu’elle aime vraiment durant votre absence. Elle doit comprendre que votre absence est bonne pour vous et pour elle. Vous savez pourquoi, sans doute serait-il bon de lui expliquer les raisons, lui expliquer ce que vous faites quand vous êtes seul et ce que cela vous apporte car il est fort probable que elle ne sache pas faire cela.

    Elle doit bien avoir des choses qu’elle aiment, des choses qui peuvent la rendre heureuse. C’est cela qu’elle doit développer.

    Le travail sur elle-même sera long, c’est pourquoi je vous ai expliquez tout ceci plus haut, car elle doit tout changer dans sa façon de voir les choses, sinon, elle aura dû mal à comprendre votre façon d’agir, elle va sans doute mal l’interpréter.

    Parce que comment peut-être comprendre que loin d’elle vous l’aimez toujours, que ceci n’est pas une preuve que vous ne l’aimez pas, si elle a déjà une position pathétique vis-à-vis de ceci !?!

    Le  » travail  » a été long pour devenir dépendante et il sera forcément long pour en sortir. Il faut agir par étape.

    Je pense que tout d’abord il va vous falloir l’écouter et connaître exactement comment elle voit les choses, ce qu’elle ressent quand elle est en souffrance et lui montrer d’où cela provient afin qu’elle arrive à comprendre que cela ne vient pas d’une volonté à vous de lui faire du mal.

    C’est un début.

  10. 9 Couguar 3 mai 2008 à 20:13

    Je vois mon psy mercredi (et ou la destruction a operé des deux cotés) et tenterais d’en parler avec lui, merci de vos reponses :)

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