Archives pour la catégorie 04 – Confessions Intimes

Un retour innatendu

Bonjour,

Quand j’ai commencé ce blog, j’avais de grand projets, je voulais en faire un blog ludique, pédagogique… un blog où l’on pourrait venir partager ses idées, ses envies, ses peurs, ses joies, ses peines etc. Je voulais me porter garant de répondre à chaque personne comme il se doit, apprendre et faire apprendre, découvrir et faire découvrir etc.

Seulement, la volonté est souvent stoppée par mes réelles capacités qui elles, sont moindres. Ceci explique une longue, très longue absence, qui n’aurait pas due avoir de retour. D’ailleurs, encore à cette heure où je vous écris, je ne suis sûr de rien.

Ce blog m’a donné beaucoup de bien et beaucoup de maux, car mon perfectionnisme me tiraillait, je voulais que ce soit parfait, ou presque… J’ai  » perdu  » tellement de temps afin de pouvoir rendre ce support attractif, alors qu’aujourd’hui, si je retourne dans chaque catégorie, je pourrais me rendre compte des grossières erreurs que j’ai pu commettre, tant au niveau des fautes, des idées, des pensées etc. Comment faire ? Dois-je tout effacer et tout recommencer ? Je ne le crois pas.

Je crois que si je reviens, je continuerai, malgré les erreurs commises auparavant et puis j’en commettrai d’autres. Personne n’est parfait, pas plus moi que d’autres.

Quand j’entrevois les commentaires, j’ai l’impression que certains ont réussi à trouver de bonnes choses dans ce blog, comme quoi je n’ai pas vraiment perdu mon temps. Je sais pertinemment que mon projet aurait été grandiose, c’est d’ailleurs ça qui m’a fait peur. J’ai fait une indigestion de travail, je n’étais pas prêt à assumer ce qui m’attendait, manquant de structure, de temps, de courage…

Je suis encore indécis. Soit je refais un autre blog, comme celui-ci, avec les mêmes catégories ( sauf celles où je ne voudrais pas y revenir ) la même structure… ce qui apporterait du renouveau, soit je continue sur celui-ci. À voir ! J’avoue que cette idée me conviendrait, je crois.

Je tiens aussi à ajouter que vos commentaires m’ont vraiment donné envie de continuer ce partage avec vous. Quand je suis arrivé ici, aujourd’hui donc, après des mois, peut-être plus, d’absence, j’avais environ 135 commentaires, 1500 spams qui comprennent des commentaires qui ont été malencontreusement chassés, et un message privé. Je vais tenter de répondre à tout le monde, ce sera long, je vous demande de bien vouloir être compréhensif à mon égard. Je vous remercie profondément de votre soutiens, à très bientôt.

Nous les héros, nous les Dieux

Souvent nous sommes admiratifs, nous voyons à la télévision des hommes d’une capacité extraordinaire, des gens spéciaux, ont dit d’eux que ce sont des héros. Des gens qui seraient là pour sauver le monde, des gens qui auraient une destinée hors du commun pour répondre à des besoins que nous ne pouvons contrôlés dont nous n’y pouvons rien. Ces gens deviennent ensuite des fantasmes.

Qui ne rêve pas ou qui n’a pas rêvé, sans doute enfant, d’être un héros, d’avoir un super pouvoir et de sauver le monde ?

Croyez-vous vraiment que tout ceci est impossible, irréel ? Pourquoi nous montre-t-on ces séries avec tous ces héros, pourquoi tous ces dessins animés et toutes ces BD ? N’y a-t-il pas un message derrière tout cela, sorti tout droit de l’inconscience collective ?

Les héros ne datent pas d’hier, jadis ce fut des Dieux, des Hommes devenues des surhommes. Ces mêmes Dieux avaient, pour ainsi dire les mêmes capacités que les héros de nos jours. Les Hommes ne croient plus vraiment en Dieu, les hommes perdent la foi et là, les héros viennent palier à tout cela. Ce sont en quelque sorte les Dieux des temps modernes.

Mais imaginons une seconde que ces Dieux seraient parmi nous, que ce que notre inconscient nous dicte étant enfant, loin des parasites habituels qui surviennent plus notre âge avance seraient vrai. On dit bien que la vérité sort de la bouche des enfants et si c’était vrai. Si les enfants disaient vrai et qu’avec leur imagination des héros voulaient nous transmettre un message qui serait en fait : Vous êtes tous des Dieux, vous avez tous un pouvoir. Avoir foi en l’Homme et en soi, c’est ça, avoir foi en Dieu.

J’y pense souvent à cela. Je crois, peut-être que je me trompe, que la foi, c’est avoir foi en soi et en ses pouvoirs. Ma religion, c’est ce que mes convictions me donnent, mais elle est modelable car ma foi me dicte que je dois savoir que je ne sais pas et toujours chercher à me rapprocher le plus possible de la vérité. Sans doute ne la trouverais-je jamais, après tout quelle importance, du moment que cette vérité aura permis de sauver ne serait-ce une personne dans ma vie car je crois que moi aussi, je suis un morceau de Dieu, comme chacun, et je pense également comme vous devriez peut-être le croire, un héros venu sauver les gens sur Terre.

Mutisme reviens-tu ?

Bonjour,

Je le sens, il revient. J’ai essayé de prévenir tout le monde, j’ai essayé de le dire, je n’ai pas utilisé les bons mots, ou je n’ai pas été assez convainquant, je ne sais pas. En tous cas, mon mutisme, celui que j’ai eu de 14 à 16 ans est, j’en ai bien l’impression, en train de revenir.

Ce soir, je n’arrive plus, je le sens, je ne peux plus. Après une dispute avec mon frère, qui n’est pas le fondement de cet état, mais juste la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, vase qui est représentatif des possibilités que j’avais.

Pervers ! C’est pervers ! car ça ne se voit pas. Ca ne se voit pas que je souffre, que je fais des efforts car personne, ni même moi n’a la mesure exacte de mes réelles capacités. Ma mère, par exemple est tellement loin de la vérité. Elle a beau savoir à présent que je suis autiste, elle ne sait pas vraiment ce que cela engage, enfin, plus exactement, quelles sont mes réelles difficultés. Aujourd’hui, elle va en prendre conscience car j’arrête, je stop tout, je me coupe du monde totalement, enfin, presque, puisque je reviendrai ici.

Ici vous pourrez sans doute me parler, mais sans doute cela sera très peu.

On me demande trop de choses, on m’en demande plus, toujours plus et on ne sait pas se contenter de ce que je fais comme si c’était normal pour moi tout cela. Personne, je dis bien personne ne se rend compte des efforts que je dois faire pour être aussi  » normal  » au jour le jour. Aujourd’hui, vous allez vous rendre compte que je ne suis pas celui que vous croyez, que je souffre et sans doute là, vous vous rendez compte qu’hier encore, ce que je faisais était déjà pas mal, que vous aimeriez bien me revoir ainsi, mais il est trop tard, le mutisme est là.

Je le savais, il était là à me tenter depuis longtemps, si bien je suis quand je ne parle pas, quand je n’entends pas. Toujours les mêmes phrases : << Va chercher ça ! >> << Va faire ceci, va faire cela >> << Tu te rends compte ? Si tu continues comme ça il va t'arriver plein de choses ( mal forcément... avec une énumération répétitive )...

J’en peux plus, j’en peux plus. Je veux arrêter tout cela. Je veux me couper de ce monde qui me fait tant souffrir. Je n’en peux plus. Je veux être seul, seul, totalement seul. Vivre dans ces conditions est bien trop dur, tellement dur. Je suis seul de toute façon car personnes ne se rendaient compte de tout ce qui se passait dans ma tête. Je ne veux plus parler, je ne veux plus parler, je ne veux plus de tout cela. Stooooooooop ! Fini ! Je capitule. Vous m’avez eu ! Vous avez gagné ! J’ai perdu ! Vous vouliez m’avoir, vous m’avez eu.

Je m’excuse d’avance envers Azumi qui n’y est pour rien dans cette histoire. Je suis désolé. J’espère qu’elle tiendra le coup. Je ferai mon possible pour communiquer avec elle, même si ce sera dur, même si toi aussi tu m’en demandais beaucoup sans t’en rendre compte.

Mon frère, si tu me lis, je compte sur toi pour être mon porte-parole ou ma parole tout simplement, et une chose importante : ne me demande pas de parler, ni de sourire, rien de cela, je t’écoute ( sauf si je ne t’écoute pas ) mais tu le sais. Tu n’es pas, encore une fois, responsable de tout cela ; je ne t’en veux pas pour ce soir, je crois qu’au contraire, tu m’as aidé à agir, à prendre cette décision de mutisme ( ne plus parler ) qui n’en est pas vraiment une, mais juste le naturel qui prend le dessus car je crois ne jamais avoir parlé de façon naturelle car je pense que pour moi, parler ne l’est pas, enfin, n’est pas dans ma nature la preuve, ça me fait souffrir.

Diagnostic

Bonjour,

Voici une partie de la lettre envoyée du Docteur Tuffreau à mon médecin :

Cher confrère,

Monsieur Syou présente toutes les caractéristiques d’un syndrome d’Asperger, forme d’autisme caractérisée par l’absence de retard mental et d’anomalies du langage mais avec un terrible déficit de l’intuition sociale, des représentations mentales et de la théorie de l’esprit qui empoisonne la vie quotidienne de ces personnes.

Week-end avec Azumi [ Journée 01 ]

Journée 01 :

Les idées se mélangent, ai-je peur ? Je ne sais pas trop. Pas vraiment le temps de me poser des questions, mon père et moi sommes fin prêt. Top départ pour la gare ! J’avais tout préparé dans ma tête, je ne suis surpris de rien. Cependant, il y a beaucoup de monde, il faut croire que je m’attendais à prendre le TGV tout seul…
Je repère tout de suite le panneau d’affichage avec les codes qu’il faut maîtriser.  Ca tombe bien, je suis juste à côté de ma voie, la voie 03. Affichage de la voie effectué à 08h50.
Je descends les marches pour  rejoindre cette voie, j’ai les jambes qui tremblent ; est-ce que ça se voit ?
Je compte 09 + 05 = 14. Un bon chiffre, j’en suis rassuré. Je vois les gens demander au monsieur en bleu des choses que je ne comprends pas ; certains montrent  leur billet, donc je me dis qu’ils doivent  demander la voie, euh non, la voiture, où elle se situe ; je fais de même.
La voiture se situe tout au bout sur la gauche. En y allant je me répète inlassablement : voie euh non, voiture 20, place 51, voiture 20, place 51, voiture 20, place 51… Je vois les gens, certains je les regarde, deux  personnes en vérité, plus le monsieur en bleu, les autres, je ne les ai pas regardé…
Un TGV arrive, mais ce n’est pas le bon me dit-on en guise de réponse. J’entre bien tôt, j’avais pris le soin d’anticiper à savoir si je devais aller à gauche ou à droite en entrant. A gauche de 11 à 38 donc  je dois prendre à droite.
Je croise les doigts pour ne pas être au milieu, je prie même ( dans ma tête ), car pour ceux qui ne le savent pas, les places du milieu sont comme dans un salon, deux places face à face avec en guise de table de salon, deux tablettes. Et bien, à ma  » grande surprise « , je ferais le voyage dans ces conditions, enfin, jusqu’à Paris du moins.
Les places étant tellement étroites, je dois monter, tout tremblant, mon sac  au dessus des sièges, là où c’est prévu, obligé de ne pas prendre, ni ni mon casque, donc pas de baladeur, ni mon livre, seul face à moi-même, enfin, face à deux personnes qui me sont totalement inconnu…

09h05. Départ pour environ 02 heures de pure bonheur…

Visualisation : Un homme qui à l’air plutôt à l’aise face à moi. PC portable, journal… Une femme à sa gauche avec un livre ; elle y a pensé…
Pour ma part j’ai évité et j’évite tout geste pouvant trahir mon malaise, c’est-à-dire que je ne bouge pas plus que m’oblige les besoins pratiques.
A ma droite, un homme avec également un livre, décidément…
Le groupe de 04 à notre droite sont de jeunes adolescents, 03 filles et 01 garçon de 14 à 16 ans environ.

Le voyage se passe à peu près bien, étonnement. Quelques montées d’angoisses, mais très légères… J’ai dû faire preuve d’imagination pour m’occuper d’un rien durant les 02h05 du voyage….

Arrivée comme prévu à 11h10, enfin, à 11h08 à Montparnasse, et non à Clignancourt où je devais, ce que je croyais, descendre, dû moins, c’est ce que j’ai dit à Letsy, celle qui devait m’aider à me diriger dans les profondeurs de Paris ; une amie d’un forum sur le net.

Obligé donc de l’attendre, 15 minutes, puis 20, puis 30, puis 40, puis 45, puis 01 heure et 45 minutes… Il ne restait plus que
44 minutes pour prendre le prochain train. Ca devrait aller… Letsy en est moins sûr.

Parlons-en de Letsy  vu qu’on a 44 minutes devant nous à nous promener dans les sous-sols de Paris !

Effectivement, elle n’est pas une géante en taille, elle est même de taille moyenne pour une femme, bon d’accord, elle est petite… Contrairement à ce qu’elle croit, elle est mignonne en effet. Avec ses lunettes elle a l’air si sérieux. J’ai bien aimé ses bottes argenté par des artifices dont je doute de la grande utilité dans leur ensemble…

Le contact est très bien passé rapidement, il faut dire que nous nous connaissions déjà via MSN ( outil de communication d’Internet ), et nous nous étions parlé au téléphone quelques rares fois je dois avouer, et vu en webcam donc plus trop de surprise à y avoir, mais tout de même. Forcément, elle dira que si je la trouve jolie, c’est parce qu’elle était une sauveuse à ce moment là – c’est vraiment le cas de le dire – et donc que ça a accentué sa beauté, comme les sauveurs sont toujours beau…
Elle n’a pas eu le temps de me taper comme convenu, – petit jeu entre nous…
Fille simple à aborder, mais qui cache bien sa complexité, mais dès qu’on lui parle, on constate les traits caractérisant la Letsy du forum, ce qui est une bonne chose. Détail pratique pour ceux que ça intéresse, elle a un beau regard, malicieux.

Elle me dirigeait et j’avoue que je ne faisais pas trop attention à l’extérieur, profitant de la situation pour discuter, forcément…

Arrivé au péage du métropolitain, pour prendre le ticket, bloqué. Une personne  » balablatait  » encore et encore. On est presque resté 15 minutes à attendre. Je voyais l’heure 13h15, 13h17, 13h18, 13h19. La libération à dû se faire vers les 13h25, ce qui nous donnait le temps d’y aller, si le train avait du retard, ce que j’espérais…

Dans ce métropolitain, les gens sont morts ; ça donne en tout cas cette impression. D’ailleurs, je n’ai retrouvé cette impression qu’à Paris. Ils dorment, ont l’air de zombie se laissant transporter au gré de la machine à voyager dans le temps…
Je regardais les arrêts, par curiosité et aussi pour m’occuper l’esprit, car Letsy était devenue aussi silencieuse que moi :  Ligne 04 : Châtelet, les halles, etc, arrivée, garde le l’est : Clignancourt.

Nous sommes rentrés dans la gare à 13h45 exactement ; c’était foutu. Nous allons quand même nous renseigner à l’accueil, on sait jamais. 13h46, le TGV est parti à 13h46… Il avait bel et bien du retard, mais pas suffisamment pour supporter le  » blablatage  » de la personne au guichet pour prendre les tickets.
Tant pis, nous devrons prendre le prochain TGV prévu à 14h05.

Obligé d’appeler Azumi pour la prévenir. Bon ! Elle aura le temps d’aller chez son psychologue et de me préparer un attentat morale magnifique ( … )

Ca nous laisse le temps de discuter Letsy et moi de tout et… de tout. Nous avons d’ailleurs tellement parlé que nous nous sommes même pas tapés, mais la connaissant, je savais que c’était une feinte pour mieux me taper après. Ralala ! Je n’avais pas encore les boules à ce moment là…

Bon ! Cette fois-ci, je suis aller en avance devant le panneau d’affichage, non loin du quai, c’est d’ailleurs pratique, non mais je dis ça comme ça…
A l’heure ! Une chance. Nous partons dare-dare vers la voie numéro 03 ( il me semble ). Plus qu’à chercher la voiture numéro 20 qui se trouve forcément tout au bout.
Place 41, voiture 03, place 41…
En échangeant mon billet, on m’a proposé si je voulais être en première classe, j’ai bien évidemment accepté, en place isolée en plus, c’est-à-dire que j’étais seul, avec bien plus de place qu’en seconde donc j’ai pu mettre mon sac devant moi, sortir mon livre de Rimbaud, écouter de la musique durant les 01h24 qui me séparait de Metz ; le pied !

Le trajet s’est passé sans encombre, rien de particulier à signaler. Arrivée à Metz à 15h33.

Je téléphone à Azumi, elle me dit qu’elle arrive, effectivement, je ne tarde pas à la voir, elle avec le gros sourire qui tue ( Wow ! ) et une autre personne. Qui est-ce ! Elle m’a fait un attentat morale ( regard suspicieux ).

Ah d’accord ! Je la reconnais, bien que j’ai mis du temps, j’ai failli lui faire la bise sans savoir à qui je la faisais. J’ai dû mettre quelques minutes, quelque chose comme 05 minutes voire plus afin de réaliser que c’était le Troll, et qu’Azumi était à côté de moi. Le Troll était seul, Laure n’était pas là, ce qui n’est pas sans me déplaire car le Troll est vraiment sympathique ( Laure est la facette de cette amalgame de personnalité qui constitue le Troll et ses  » amis  » ).

Je ne sais même pas si je suis heureux ou pas, je sais juste que je suis soulagé, ça c’est sûr. Il me reste encore le bus à prendre, mais bon, je ne suis plus à ça prêt… Azumi me regarde avec un regard qui tue. Je tombe sous le charme directement, comme envoûté, non car je l’étais, je dirais hypnotisé. Je me laissais guidé lui emboitant le pas formidable.

Quand je suis arrivé à l’arrêt du bus je commençais à réaliser avec qui j’étais, quel bonheur ! Le Troll avait l’air heureux, Azumi encore plus, << toute contente >>. Je me souviens encore de son regard, son regard… Je feignais légèrement l’indifférence, maladroitement d’ailleurs, parce que j’attendais, j’attendais pour savourer ma douce vengeance…

Puis nous sommes arrivé chez elle, après 15 minutes de transport qui m’ont parut passer comme 01 minutes. Le troll avait pris mon sac à roulette avant que l’on monte dans ce bus, ce qui fut très gentleman de sa part. Je n’avais pas la force de lui résister, car le Troll était trop fort, il avait décidé que, donc c’était comme ça. Puis je dois avouer que ça m’arrangeait d’avoir les mains libres.

Chez Azumi, le chien Goliath, féroce appétit d’homo sapiens mâle m’a-t-on dit fut à la hauteur de la légende. J’ai dû esquiver le fauve par un subtile mouvement latérale qui me faisait plus ressembler à un toréro qu’à un siou.
Sa maman fut la première humain que j’ai pu voir, effectivement, là encore on m’avait dit vrai. Il y a des gens qui ont le visage de leur sympathie et de la chaleur humaine, je crois que c’est bien résumer sa maman que de le dire ainsi.

J’ai de suite posé mon sac, j’ai sorti la bouteille d’eau peu de temps après ; j’avais soif. Nous sommes allés rapidement dans la cuisine, tout le monde avait le  » smile « . Parfois des moments complices, parfois des moments de silence pas un brin lourd, qui était même salvateur à l’ambiance chaude en amitié, en amour…

J’ai parlé, j’ai dû parler le plus je crois, on m’écoutait. Il faut croire que je disais des choses intéressante, quoique pas toujours car pour sortir la vanne number one dans le classement inversé des meilleures blagues je suis le champion, j’ai même reçu pas mal de César pour cela qui arbore fièrement ma chambre…

Le temps passa vite, très vite, trop vite. L’heure avançait à grande enjambée, et il fut rapidement l’heure de partir pour le Troll. Ce fut triste, parce que je n’allais plus la revoir avant un moment, et parce que je me retrouvais soudain seul, Azumi étant parti.
Ils ont dû partir vers 18 heures, et Azumi me dit qu’elle allait en avoir pour 45 minutes, j’ai donc pris le temps, ou le temps m’a pris (…) pour que je puisse lire. Elle est arrivé à 30, un peu plus tôt que prévu, ce qui n’était pas sans me satisfaire.

Elle s’est assise à côté de moi, avait l’air un peu gêner et heureuse à la fois, moi heureux et gêné à la fois, mais c’est vite retombé ( ma gêne ). J’ai commencé à tendre ma main vers la sienne, j’avais une envie, un besoin presque vital de la toucher, ne serait-ce que sa main. Puis la distance me pesant, je l’ai  » forcé  » à venir vers moi, en se levant, puis il arriva ce qu’il arriva…

Le reste de la soirée se passa fort bien, nous avons mangé de façon très intime par des jeux de regards complice et qui en disaient long, ce qui la gênait mais elle devra s’y habituer que je me disais, car mes yeux était le pôle négatif de cet aimant des amourettes de printemps, elle le positif.

Week-end avec Azumi [ Journée 02 ]

Journée 02 :

La nuit fut agitée. C’est souvent le cas quand je suis ailleurs, hors de chez moi. Je perds mes repères, je me lève souvent en faisant un bond ; il faut donc que je trouve l’interrupteur au plus vite, déjà que je mets un long moment avant de le trouver chez moi alors là… Heureusement j’avais prévu d’apporter la mini-Maglite offerte grâcieusement par l’entreprise où je travaille. Rassuré ! j’ai pu revisualiser l’espace.

Je me lève tôt, comme je le fais en ce moment. Azumi aussi. Nous allons vite prendre notre petit déjeuné, aujourd’hui, on va sortir. Je demande à me laver car je n’aime pas trop traîner, je n’aime pas être sale trop longtemps. Aussi tôt fait, c’est à son tour, j’en profite donc pour rouvrir mon fameux livre de Rimbaud, j’attaque une saison en enfer. C’est fort ! très fort !

Nous traînâmes un peu, discutant etc. Il est vrai que les conversations vont bon train. Nous avons toujours quelque chose à nous dire, que ce soit des discussions sur la profondeur que pouvait posséder Rimbaud ce qui transparait dans ses écrits en passant par la grandeur des femmes écrivain, leur destin tragique et leur apport à la littérature française…

Puis vers 11h00 nous avons décidé de sortir en ville. Nous ne savions pas très bien où nous allions aller mais cela ne faisait rien ; ce serait bien de toute façon ; c’est sûr. Donc nous avons pris de nouveau le bus, puis nous avons marché, marché encore et encore. J’avais froid, et vu que je devais acheter un blouson depuis fort longtemps, j’ai saisi l’occassion pour aller en acheter un, mais avant Azumi devait passer à France Loisir pour voir si un ouvrage était sorti ; ce qui ne fut pas le cas. Nous sommes donc parti très rapidement en direction d’un magasin qu’elle connaissait bien, le Courir n’existant plus, celui qui, dans la galerie marchande, se trouvait juste en face du magasin susnommé.

Comme à mon habitude, mon choix fut rapide car j’ai toujours une idée plus ou moins précise de ce que je veux avant de faire mes achats ; c’est un gain de temps. Blouson à 150€. C’est assez cher mais bon, la qualité est excellente, donc je le prends. Arrivé en caisse le monsieur me dit qu’il n’est pas 99€ finalement. Tant mieux ! c’est toujours ça de pris. Pour le coup c’est une très bonne affaire, j’adore la couleur, rayé gris bleu sur fond beige à capuche. Un coupe vent imperméable avec pas mal de poche. Il est tout doux à l’intérieur.
J’ai pu vite me rendre compte de son efficacité. Un sourire dessinait mes lèvres quand j’entendais les gens autour de moi se plaindre du froid. Il faisait 07° ce qui n’est pas si froid que cela, et avec ce superbe blouson j’avais bien chaud, en même temps c’est toujours pratique, l’inverse aurait été étrange…

Nous sommes allez ensuite dans une papeterie, notre univers. Elle était très grande, une véritable bonheur. Il y avait des outils de manuscrit, de beau objet en bois, tels que plusieurs échiquiers formidables, – même si je ne sais pas y jouer, pour l’instant – des plumes pour écrire de belles lettres en tout genre… également des stylos à plume Watterman et MontBlanc
la marque si prestigieuse. Je rêverai d’en avoir un un jour, surtout un modèle dont j’ai oublié le nom qui me plait bien, mais je crois que je vais me rabattre sur une marque inférieure, ce qui sera suffisant.
Nous nous imaginâmes en train d’écrire sur de beau cahier style ancien avec un papier d’une excellente qualité avec nos beaux stylos à plume que nous aurions réussi à nous offrir…
Un Stylo Reynolds était à la disposition ainsi que des feuilles de papier afin de l’essayé. Il avait un mode d’ouverture style Bic, en appuyant sur une de ses extrémités. J’inscrivit :  » L’homme à la plume de vent  » [...] SP
Puis, après avoir regardé à droite à gauche nous sommes allés vers le coin préféré d’Azumi : peintures et dessins. Là, elle m’a montré un papier qui ressemblait à celui dont elle se servait, avec des motifs japonnais, on a vu des pinceaux, des feuilles et cahiers à dessins etc.

Puis, nous sommes sorti continuer notre balade. Elle m’emmena dans la cathédrale St Etienne, la fameuse cathédrale ou elle avait déjà emmené le Troll auparavant. En jaune faite d’une pierre – dont je ne me souviens plus du nom – typique de la region parraît-il, comme les bus jaunes, répliquais-je en riant de ma propre blaguounette.
Elle était immense, bien plus qu’on pouvait l’imaginer de l’extérieur. Je me suis dit que je devrais réapprendre les parties d’une cathédrale, le coeur… et d’une église aussi tant qu’à faire. C’était sombre, forcément, austère mais assez jolie tout de même. L’orgue à attirer mon regard, un orgue géant. Nous avons essayé de trouver la porte pour accéder au clavier, mais elle était fermée…
Puis nous sommes ressortis, avons continué notre balade, sommes passés devant le cinéma afin de regarder ce qu’il y avait à l’affiche : Bienvenue chez les ch’ti, sans plus attendre…
Nous décidâmes d’aller voir ce dernier, qui nous semblait certes plus intéressant et plus profond…
Puis ayant mal au bas du ventre affreusement nous dûmes rentrer précipitamment.

Arrivé chez elle ça n’allait pas très fort, c’était de pire en pire. Au moment où j’ai essayé d’aller au toilette j’ai constaté qu’il m’était impossible d’uriner, trop trop mal ! Je commençais à souffrir de plus en plus. Je lui parla des urgences, sans trop songer à y aller mais bon…
Au bout de mûres réflexions j’ai bien dû me faire une raison, ça n’allait pas se passer et si ça empirait j’aurais dû prévenir une ambulance.
Ce n’était pas la première fois que ça me faisait ce genre de chose, déjà, la dernière fois à Nantes, avec Mary j’avais déjà été pris de ce genre de malaise, mais ça c’était passé. C’est le kyste qui doit faire des siennes. Il est vrai que la distance de chez moi n’arrangeait en rien mes craintes. Quelle idées aussi d’avoir un kyste au niveau des testicules…et qui se manifeste à chaque fois que je ne suis pas chez moi en plus ; étrange !

Bon ! la décision fut prise : nous étions obligé d’aller aux urgences non loin de chez elle, enfin non loin, 02 / 03 Km et dans ces conditions, ça fait un petit bout de chemin tout de même.

Arrivé là bas, l’hôtesse d’accueil nous prévient qu’il y a de l’attente, soit ! Vu le nombre de personnes dans les deux salles d’attentes, ce ne sera pas long… Une heure plus tard on nous dit que c’est à mon tour. Je n’étais pas au bout de mes peines.
Une infirmière m’emmène dans un petit cabinet et me dit de m’allonger sur le  » lit « , ce que je fis.
Elle me demande ce que j’ai, je lui dis que j’ai mal aux testicules, là dessus elle me demande depuis combien de temps, je lui réponds depuis 05 ans environ…
Elle me regarde avec des yeux suspicieux. Je lui dis qu’en fait je n’ai pas tout le temps mal, mais mes première douleur remonte à 05 ans. Elle me demande pourquoi je n’ai jamais rien fait depuis le temps contre ça. Je lui dis que je ne voulais pas me faire opérer, que j’avais peur. Elle m’a posé quelques questions habituelles ( allergie, âge… ) puis elle m’a dit que le médecin allait arriver en refermant la porte derrière elle.
Une demie heure plus tard, ne voyant personne venir je sors, après avoir bien réfléchi, et je vais vers les infirmières et je leur demande si le médecin va vraiment arriver. Elles me répondent d’un air légèrement agacé qui en disait long sur la fréquence de ce genre de question qu’il va venir, que je devais attendre…
10 minutes passent, puis 15, puis 20, puis 25, puis au bout d’une demie heure, alors que je commençais vraiment à m’endormir le voilà.
Il me demande donc ce qu’il se passe, je lui répète ce que j’ai dit à l’infirmière, il me pose la même question de temps, et je lui réponds la même chose qu’à l’infirmière…
Il me consultat rapidement, puis me dit qu’on allait faire des examens complémentaires ( test d’urine pour voir si ce n’était pas infecté, puis prise de sang )… Il repart et j’attends de nouveau dans l’incompréhension, c’est d’ailleurs ça je crois, qui est le pire… 10 minutes, puis 15, puis 20, puis 25 et au bout d’une demie heure une infirmière vient, puis une autre derrière elle.

La première je la connaissais déjà, c’était elle que j’avais vu en premier, la seconde pas du tout. J’ai de suite remarqué ( ce n’était pas dur… ) que c’était une élève, une stagiaire sûrement de par ses questions. Elle me dit d’aller uriner dans le petit pot, je lui réponds que c’était justement pour ça que je suis venu à la base, parce que je n’arrivais plus à uriner. Elle me répond que faudra bien que j’y arrive…
Bon ! j’ai donc été essayer d’y arriver, et par miracle, j’ai réussi, non sans mal. Je lui rapporte le pot tout trempé d’urine, ça lui apprendra tiens ! Elle le nettoie avec comme précaution des gants autour de ses doigts, mince !…
Puis l’autre infirmière revient. La stagiaire lui dit qu’elle va essayer de faire la prise de sang. Un sourire se dessine sur mon visage car j’avais bien envie qu’elle me fasse mal…
Alors elle y va, doucement alors qu’elle n’aurait pas dû, elle plante dans ma peau qui est en extase, mais apparement elle le fait mal, il faut enfoncer plus, oh oui ! mais après elle est obligé de retirer, puis elle doit réenfoncer et se trompant encore enfoncer plus, puis retirer. J’avoue qu’à ce moment je jouissais silencieusement, mais malheureusement, la dernière fut la bonne. Quoique, elle dit à l’autre infirmière qu’elle allait replire trois petits verres ce qui n’était pas sans me plaire… Elle me demanda trop souvent si ça allait avec une voix et une façon de parler qui m’a d’un coup rajeuni de deux dizaines d’années…

Puis elles repartent sans mots… 10 minutes, 20 minutes, puis 30, puis 40 alors là je retourne or de ce cabinet et rebelotte… J’en pouvais plus, et Azumi qui attendait, injoignable étant coincé, ne pouvant la rassurer à cause d’un souci de battérie. Alors je retourna m’allonger, un peu agacé. Passa 10 minutes, puis 15, puis 20 et là, surprise, le médecin revient. Il me dit que les tests sont négatifs. Puis il me dit qu’il doit encore aller préparer ma sortie. J’ai bien cru que j’allais craquer, mais c’était la dernière ligne droite, je devais tenir pour les chourmos dans mon cas, mes frères de galère.

Il est vite revenu et, quand il m’a dit que j’étais libre, j’ai mis du temps à le comprendre, alors je le regardais, et lui me regardait avec les infirmières. Euh… c’est bon ? Lui répondis-je. Oui oui, dit-il ! Je suis donc allé rejoindre Azumi tout confus. Quand je lui ai demandé si ça allait, si ça n’avait pas été trop long, elle me répondit que non, ça allait. J’ai eu dû mal à la croire mais elle était sincère. Je lui ai donc dit que c’était vraiment un ange…

Nous sommes vite retournés chez elle, nous avions faim. Sa maman n’ayant rien préparé ce soir-là, nous sommes parti au restaurant en amoureux. Le reste de la soirée après cela c’est très bien passé, mis à part que j’avais encore un peu mal. Le médecin m’avait prescrit des médicaments, nous irons les chercher demain…

Entretien avec le psychiatre du 05 02 2 008

Je me lève à l’heure, j’ai mes affaires propres, j’ai du temps devant moi, suffisamment pour passer sur le pc avant de partir, et même une fois répondu à mes messages privés, et autres messages, il me reste encore du temps. Je décide tout de même de partir, et d’être en avance, on ne sait jamais…

J’emporte Rimbaud ( le livre ), avec moi, les deux feuilles : 1 article que j’ai trouvé expliquant mes symptômes et ce que j’ai écrit pouvant d’écrire une crise, ou surcharge plus exactement.

Je suis calme, tout se passe bien sur la route, ce qui n’est pas fréquent, il fait beau, ni trop chaud ni trop froid, parfait ! Le ciel est bleu. J’arrive là bas, avec 10 minutes d’avance.
Je me dirige de suite dans la salle d’attente, – je connais le fonctionnement ce qui est rassurant – et là, cette salle pour habitude vide, ou presque, se trouve 07 personnes : 06 adultes et 01 petite fille. Bon, le principal c’est que j’ai une place de libre, je ne supporte pas ça ne pas avoir de place de libre et de rester comme un con debout.

Je m’assoie, j’ouvre mon livre en attendant (…)

Puis vient mon tour, 20 minutes plus tard, alors que j’étais plongé dans les assis ou une saison en enfer, je ne sais plus trop.

Je m’installe dans son bureau éclairé, il est accompagné de l’infirmière qui a son bureau à côté du sien, ce qui est gênant, moins à présent, mais j’ai du mal avec ça, le fait que plus de deux personnes soit dans une pièce, du mal avec les groupes et trois personnes, c’est un groupe déjà…

Le psychiatre prend la parole : Alors monsieur ****, vous étiez déjà venu il y a deux ans, ou trois ans en relisant sa fiche. Tant que ça ! Me dis-je ! Fichtre ! Ca passe vite !

Puis il me demande ce que j’ai. J’ai du mal à dire quelque chose, ça ne veut plus sortir, on me l’a trop demandé, cette question a trop été posée. J’hésite. Je lui dis que je souffre depuis petit, c’est que ma mère m’a dit.

_ Vous travaillé ?

Plus ! Lui répondis-je.

_ Interim ?

Non, je suis en arrêt.

_ Vous repprendrez quand ?

Quand on aura trouvé…de quoi je souffre.

_ Avez-vous de hallucination.

J’hésite. Euh… Pas vraiment des hallucinations. Je vois des choses qui ne sont pas, j’entends des bruits qui n’existent pas…euh… A ce moment là, je vois que je me fourvoie, lui encore plus.

Je lui dis que j’ai écrit sur un phénomène, que j’appellerai surcharge. Je vois que ça lui parle…

Je lui tends le papier, en lui disant que ce n’est pas long.

Il m’explique deux trois choses. C’est un peu flou. Je sais juste que je lui ai répondu. Tenez ! En lui tendant l’article. Voilà mes symptômes.

Tout de suite, – je savais qu’il allait le voir – il voit le titre : 10 choses que les autistes aimeraient vous dire, quelque chose comme ça.

Vous croyez être autiste dit-il tout en continuant à lire rapidement. Je ne crois rien monsieur, je dis juste que là sont mes symptômes, ce n’est pas moi le spécialiste, je ne peux donc pas dire si je le suis ou pas.

Il commence à me dire que je pourrais prendre un rendez-vous… le coupant je lui dis que j’en ai déjà un, le 11 / 04 à 15h00 chez le docteur Tuffreau, spécialiste de l’autisme chez l’adulte, étant très dur à détecter.

D’accord dit-il sans sourire, ni rien. Très sérieux, mais en même temps sans avoir l’air de se dire que je me moquais de lui bien que je ne sais pas comment on a l’air de ne pas se moquer de quelqu’un…

Puis il me demande ce que j’ai avec moi. C’est un livre personnel ?

_ C’est autre chose, c’est Rimbaud.

Là dessus il se met à sourire et nous entamons une conversation sur Rimbaud, sa relation avec Verlaine, L’incident avec celui-ci, son homosexualité, ses petites magouilles, ses poèmes etc… J’ai vu qu’il me prenait comme un confrère, sur au moins un domaine, ce qui ne m’a pas déplu.

<< Rendez-vous le 21 avril. >>

_ Comme ça je vous donnerais des nouvelles de mon rendez-vous avec ce spécialiste.

Je sature [ Crise 01 ]

Je sature ! Je le sens ; je sature ! Je sature ! J’ai mis une douce musique, mais elle semble tellement courte, je dois appuyer sur replay encore et encore. Tout semble aller si vite, les sons deviennent aigüs sauf la musique qui reste douce, elle, ne bouge pas.

Tout va vite, tout va trop vite, mes doigts deviennent lourd, mes yeux ne suivent plus, j’ai le tournis, la lumière me flache les yeux, les clignotements orange d’MSN me fatiguent, me donnent le tournis, m’alourdissent encore d’avantage, et cette musique qui ne dure pas assez longtemps, mon chien qui couine, il couine encore et encore. Mais qu’a-t-il ce chien ! Pourquoi il couine, ça m’énerve, je lui dis << Ta gueule ! >> j’en ai marre, je suis si fatigué. Même les touches semblent dures à appuyer dessus. Les mots se mêlent dans ma tête, je ne sais plus écrire, je n’arrive plus à écrire, je perds pieds, je n’arrive plus à écrire, je me mèle les pinceaux, j’écris, mais c’est inintelligible, on ne me comprend pas, on me parle encore, et encore. Est-ce bon, ou non ? Cette musique trop lente ne fait que de s’arrêter, mon chien couine, on me parle, la lumière trop forte, le clignotement orange, encore et encore. La panique, je ne sais plus quoi faire, tout va trop vite, trop vite, trop vite, trop vite, je panique, lumière, orange, mots, erreur de mot, faute de frappe, lumière, orange, on ne me comprend pas, tout devient flou, les odeurs, les bruits, tout est fort, trop fort, tout va trop vite, beaucoup trop vite, la fatigue m’emporte, où suis-je, que ce passe-t-il, que faire, que faire ?

Ecrire pour exister 02

   N’avons-nous pas une ou des choses à dire, ou à faire, mais qu’on a jamais osé accomplir, par peur, parce qu’on croit ne pas y arriver, on part perdant d’avance.

   Qui sont ces gens qui ont des rêves et qui aboutissent à quelque chose d’important dans leur vie, qui font changer les choses, qui changent des vies ? Qui sont ces gens ? Sont-ils génétiquement plus fort que nous ? Sont-ils favoriser particulièrement par rapport à nous ? Je ne le crois pas. Je crois que ce sont des gens comme vous et moi, à la seule différence qu’ils croient en leurs rêves, ils croient que c’est possible. Ils ne s’arrêtent pas à ce dire : << J'aimerais ! >> mais ils se disent : << Je vais faire ! >> et font tout pour y arriver.

   Pourquoi les gens sont bloqués dans leur vie ? Pourquoi, quand j’interroge ces mêmes personnes, ils voudraient tellement faire, pour les autres, pour les leurs, pour les sans abris par exemple, mais ne font rien. Ca reste bloqué. Un drôle de blocage. Qu’est-ce ce qui vous en empêche ? La vie me direz-vous. Il faut bien vivre et la vie n’est pas faite pour les rêveurs. Ah bon ! Et bien, si il n’y avait pas eu de rêveur, serions-nous là où nous en sommes ? Nous serions encore à l’époque ou le Ku Klux Klan dominait certains pays, où les noirs étaient assis à l’arrière des bus, où ils n’avaient aucun droit vis-à-vis des nôtres, blanc.

   N’était-ce pas utopique de vouloir que ça change ? N’était-ce pas utopique de vouloir changer quelque chose qui semblait avoir toujours été ainsi ?

   Mais non, des rêveurs plein d’ambitions sont arrivés. Ils ne se sont pas contenté de dire : << Je voudrais ! >> mais << je vais agir contre tout ça, et pour la liberté ! >>.

   Demandez-vous chaque jours, dans un journal si il le faut, ce que vous voudriez faire, ce que vous avez fait et ce que demain, vous ferez pour agir.

   Ne croyez pas que vous n’avez pas de pouvoir, car ce n’est pas là la bonne pensée, mais dites vous que vous pouvez changer les choses. Si vous transmettez ce message utopique semble-t-il alors, à votre échelle vous serez des héros.

   Le plus important n’est pas ce qu’on a fait, mais ce qu’on a tentez de faire, c’est ça pour moi, qui est héroïque.

   Pour ceux qui croient en la vie, en tout ça, à votre demande je créerai un journal, et chaque jour sera écrit ce que vous avez voulu faire en ce jour, ce que vous avez fait, et ce que demain vous comptez faire pour changer les choses. 

   Car il n’y a pas que de petits gestes, mais ce sont ces petits gestes qui font les grands.

Ecrire pour exister 01

   On me dit rêveur, je le sais, je suis un rêveur. Je crois en mon pouvoir, je crois au pouvoir des autres. Je crois pouvoir changer le monde et je crois surtout, que le monde peut être changé. Je crois à l’effet papillon, oui, j’y crois très fort.

   Nous avons tous la capacité de changer les choses, oui, mais personne ne le sait, surtout, personne ne le fait car tout le monde se dit qu’il ne peut pas, à lui tout seul changer les choses, mais, vu que tout le monde se dit ça, et bien, les choses ne changent pas.

   D’ailleurs, je suis sûr qu’il y aura quelqu’un qui viendra me dire que je me dévoile trop ici, que je suis sur le net, et qu’il y a des chacals et des vautours prêt à se jeter sur mes mots, prêt à les utiliser contre moi.

   Toute ma vie on m’a appris la méfiance, toute ma vie, toute cette chienne de vie, car ce n’est pas une vie rose qu’une vie ou nous voyons notre prochain rien que par la méfiance. Je ne dis pas qu’il ne faille pas s’en méfier, enfin… Je ne le veux pas vraiment à vrai dire, et puis, je pense qu’il ne faille pas que se méfier. Résultat, on m’a appris que la méfiance, mais l’amour dans tout ça ? Qui me l’a appris. J’ai dû continuer à rêver, et cette  » naïveté  » c’est elle qui me dicte des choses qui me donne envie d’aimer mon prochain, peu importe sa couleur de peau, peu importe sa religion, son passé, les actes qu’il a pu faire.

   Oui, je désapprends la méfiance pour aimer de façon naïve mon prochain. Oui, si je vois une personne qui a un lourd passé, même si il a tuer un humain, oui, je lui tendrais la main, oui je l’écouterai et oui je l’aiderai du mieux que je puisse le faire. Et alors ! Pourquoi ne le ferais-je pas ?

   Je regrette des choses parfois, je regrette de ne pas avoir plus de pouvoir, tout en sachant qu’il ne faille pas douter des pouvoirs que j’ai actuellement. J’ai tellement envie d’aider, tellement besoin d’aimer, mais j’ai peur de ne pas y arriver, j’ai une monstrueuse envie d’aider, oui !

   J’essaie de le faire en vivant, comme là, ma vie donne le fruit de mon écriture, ce que je vous dis. Qui va lire ça ? Ou qui va comprendre le message dont je suis le porteur ? Et puis, quoi qu’on en dise, même si cette naïveté m’amène à mourir tué parce que j’aurais été trop loin, ou là ou il ne faudrait pas aller, et alors ! Je préfère mourir en tendant la main que mourir en aveugle.

   Je crois en mon pouvoir, je crois tellement, mais tellement que je puisse changer les choses, moi, tout seul, avec la meilleure volonté que j’ai, et vous, qu’est-ce que vous faites pour que le monde soit meilleur ?


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